Crue meurtrière au Népal et au Tibet : les sauveteurs face à une montagne de défis
Les opérations de sauvetage sont en cours pour secourir les blessés et retrouver les survivants de la crue meurtrière de mercredi à la frontière entre le Népal et le Tibet. Mais l'ampleur de cette catastrophe naturelle et la topographie de la région rendent l'intervention des secouristes très complexe. Explications.
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Plus de 1 300 personnes sont portées disparues à la frontière entre le Népal et le Tibet jeudi 27 août, au lendemain de la crue dévastatrice et meurtrière qui a ravagé des villages entiers de cette région.
Les premières équipes de secours sont arrivées sur place pour venir en aide aux blessés et tenter de localiser des survivants. Des images de leurs efforts ont commencé à être diffusées dans les médias et en ligne après que de terribles vidéos montrant des coulées de débris et de boue détruisant tout sur leur passage ont choqué le monde entier mercredi.
Les autorités népalaises et chinoises – dont le Tibet dépend – ont promis de mobiliser tous les moyens humains et logistiques possibles pour venir en aide à la zone sinistrée.
Pour les sauveteurs, engagés dans une course contre la montre pour retrouver un maximum de survivants, les opérations à venir "sont parmi les plus difficiles que l’on puisse imaginer à la suite d’une catastrophe naturelle", reconnaît Daniel Nohrstedt, spécialiste de la réponse aux catastrophes naturelles à l’université d’Uppsala, en Suède.
Les secours vont devoir faire face à des obstacles liés à la fois aux conditions météorologiques, à la topographie accidentée de cette région et à certaines considérations logistiques. "Je ne vois rien qui pourrait être plus difficile que cette zone montagneuse pour organiser les opérations de sauvetage", affirme David Alexander, spécialiste de la planification des réponses aux catastrophes naturelles à l’University College de Londres.
En temps normal, la région est déjà particulièrement difficile d’accès, mais les crues ont détruit la plupart des ponts et la boue rend les routes instables et pratiquement impraticables. Impossible, par exemple, de déployer facilement des pelleteuses pour déblayer les débris sans prendre le risque de provoquer de nouveaux glissements de terrain, soulignent les experts interrogés par France 24.
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"Se rendre sur place par hélicoptère représente probablement le meilleur, voire le seul moyen actuellement disponible", assure David Alexander. L’armée népalaise a annoncé avoir mobilisé les hélicoptères disponibles, tandis que la Chine a prévu d’envoyer des avions militaires.
Mais la voie des airs n’est pas non plus la panacée. D’abord, dans les zones les plus fortement touchées, le niveau d’eau et de boue rend l’atterrissage impossible, ont reconnu les autorités locales, contactées par la chaîne d’information en continu Al Jazeera.
La météo doit également être prise en compte.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.france24.com — le contenu appartient à France 24.