Après la canicule et les incendies, l’heure des actes
Pour un peu, nous serions tentés de passer à autre chose. De vite oublier les terribles épisodes caniculaires traversés depuis juin et leurs conséquences sur la santé physique et mentale pour nous projeter vers les échéances de la rentrée, collectives ou personnelles. Mais bientôt, les alertes aux orages et la menace d’inondations s’ajouteront à la triste chronique des conséquences du dérèglement climatique. Là encore, le risque serait de nous habituer à ces nouveaux désordres, entre lassitude et fatalisme, sans que rien ne change de manière structurelle.
L’intensité de la canicule , dont les victimes se comptent en milliers, et l’ampleur des dégâts provoqués par les feux de forêt en France ont, certes, marqué un cap dans la prise de conscience collective. C’est encourageant mais largement insuffisant. Tandis que les uns déplorent de ne pas avoir été écoutés plus tôt, les autres ont soudainement mis en sourdine leurs thèses climatosceptiques. En réalité, l’heure n’est plus aux discours mais aux actes. Chacun peut, d’abord, prendre des mesures pour limiter son propre impact sur l’environnement. Efforts louables, qui doivent être accompagnés et soutenus par le déploiement à large échelle de politiques publiques donnant un cap clair à la transition écologique.
Alors que les candidats s’élancent les uns après les autres dans la course à l’Élysée, peut-on espérer une forme de consensus sur l’objectif à remplir par la société tout entière ? En matière d’écologie, comme dans bien d’autres domaines, il faut embarquer le plus grand nombre pour convaincre et obtenir des modifications profondes et durables. Constructions, mobilités, énergie, agriculture… Les pistes d’action sont nombreuses. C’est dès aujourd’hui qu’elles doivent faire l’objet d’un débat constructif. Pour prévenir les risques de demain.
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