"Dictionnaire amoureux de la noblesse" : le livre qui passionnera les nobles comme les snobs
On se souvient de l’altercation ayant eu lieu en 1726 entre Voltaire et le fils du duc de Rohan.
Alors que le fier aristocrate demandait au philosophe s’il avait un patronyme, ce dernier avait répondu : "Voltaire ! Je commence mon nom et vous finissez le vôtre." Trois siècles ont coulé sous les ponts et, n’en déplaise à l’auteur de Candide comme aux sans-culottes, les Rohan sont toujours là, ainsi que d’autres familles du même ordre (les Brissac, les d’Harcourt, les Polignac, etc.).
Dans son riche Dictionnaire amoureux de la noblesse , qui passionnera les nobles comme les snobs, l’historien Eric Mension-Rigau , véritable ethnologue des salons, commence par rappeler deux points essentiels.
Supprimée une première fois sous Louis XVI en 1790, rétablie par Louis XVIII en 1814, puis définitivement abolie en 1848 au début de la Deuxième République, la noblesse française n’a plus de statut légal depuis lors.
En 2026, seuls 100 000 Français sont nobles – soit moins de 0,2 % de nos concitoyens.
Cette minorité discrète continue malgré tout de fasciner ou d’agacer.
A quoi reconnaît-on aujourd’hui un membre civilisé de la bonne noblesse ? Le mot "rallye" lui rappelle des soirées de jeunesse et non d’anciennes éditions du Paris-Dakar.
Contrairement à un cliché répandu, il ne raffole pas de la chevalière, laissant ce gadget à ceux qui aimeraient faire croire qu’ils en sont.
Son cœur bat plus fort le 21 janvier que le 14 juillet.
Il porte à l’occasion une veste autrichienne et des mocassins à glands.
La toiture de son château l’inquiète plus que la dette de son pays.
Il est membre du Jockey Club (qu’il appelle "le Cercle").
Orphelin du légitimisme, il a du mal à se passionner pour une cause politique.
Il se sent plus de familiarité avec les usages de la chasse à courre qu’avec les idées de Marine Tondelier.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.lexpress.fr — le contenu appartient à L'Express.