Démographie, le choc qui menace l’humanité : voici le nouveau monde qui nous attend
Et si, bien plus que le PIB ou le budget militaire, le ratio couches pour bébés / couches pour adultes était devenu l’indicateur géopolitique le plus important de notre époque ? Au Japon, les ventes des secondes ont dépassé celles des premières depuis une quinzaine d’années.
La Chine a franchi ce cap l’année dernière.
La France s’y dirige à grande vitesse : selon le cabinet Circana, en volume, les ventes de protections pour seniors ont augmenté de 85% en dix ans, contre un recul de plus de 20% pour celles à destination des bébés.
En 2019, dans le précurseur Planète vide (Les Arènes) , les Canadiens Darrell Bricker et John Ibbitson avaient averti sur la vitesse de la chute des taux de fécondité, soulignant que l’enjeu majeur du XXIe siècle ne sera pas la surpopulation, comme on l’a longtemps pensé, mais le déclin de l’humanité.
Depuis, la rapidité à laquelle la natalité a plongé a surpris même les observateurs les plus avisés.
Le taux de fécondité du Brésil, pourtant un pays émergent? 1,6 enfant par femme.
Celui de l'Inde, pays qui avait inspiré à Paul Ehrlich son best-seller La Bombe P sur la surpopulation en 1968 ? 1,9, soit sous le seuil de renouvellement des générations (2,1).
Un pic démographique plus précoce que prévu ? Selon les dernières prévisions de la Division de la population des Nations unies, datant de 2024, la population mondiale devrait culminer au début des années 2080.
Mais de plus en plus d’experts, comme l’économiste Jesus Villaverde-Fernandez, privilégient un scénario bas, avec un pic dès les années 2050.
Aujourd’hui, plus de 40 pays enregistrent déjà une diminution de leur population.
D’ici à 2050, le nombre aura doublé.
Même Poutine...
"La démographie, c’est le destin", disait Auguste Comte.
La formule du fondateur du positivisme était exagérée.
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