Le bouclier d’Achille
Jacques Chardonne et Paul Morand s’écrivirent quasiment chaque jour entre 1949 et 1968, à la mort du premier.
Aux vitupérations contre son temps de l’écrivain, ancien ambassadeur de Vichy réfugié au bord du lac Léman, l’éditeur à succès de Stock et auteur des Destinées sentimentales retiré à La Frette, en surplomb sur la Seine, répondait en vieux sage, opposant son admiration pour le général de Gaulle – quel retournement après son voyage en Allemagne de 1941, son soutien à Pétain et ses déclarations pro-allemandes ! – à l’antigaullisme de son correspondant, son éloge des juifs au venin de l’indécrottable antisémite.
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