"Difficile de définir une fausse urgence" : un gendarme réagit à la polémique des alpinistes rapatriés à leurs frais
En cette semaine caniculaire, 32 alpinistes bloqués sur le massif du Mont-Blanc ont appelé à l'aide. Une demande jugée excessive qui a mené certains à payer un hélicoptère privé de leur poche pendant que d'autres ont choisi leurs pieds. Est-ce courant en Haute-Savoie ? Jonathan Ferre, adjoint au commandant de la gendarmerie de haute montagne à Chamonix, y répond pour « Marianne ».
C 'est une escapade (involontairement) onéreuse. Trente-deux alpinistes se sont retrouvés bloqués à plus de 3 800 mètres d'altitude sur le Mont-Blanc, en Haute-Savoie. Ce n'est pas faute, pourtant, d'avoir été – fortement – incités à annuler cette ascension par les compagnies de guides de haute montagne locales. Hors de question, pour le maire de Saint-Gervais-les-Bains, de leur offrir le sauvetage par hélicoptère gratuitement. De quoi raviver l'épineuse question des faux appels aux services de secours.
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