« Je sais ce que c’est de n’avoir rien eu » : Samuel Eto’o monte au créneau pour soutenir Gianni Infantino
En pleine période de crise, Gianni Infantino, le président de la Fifa, critiqué par l’UEFA pour son projet finalement avorté de vendre les droits de la Coupe du monde , a reçu le soutien de Samuel Eto’o. Dans un entretien accordé à l’Équipe , l’ancien attaquant vedette du FC Barcelone ou de l’Inter Milan, devenu président de la fédération du Cameroun, a défendu la vision capitaliste du dirigeant. Il y voit un moyen pour les petits pays de générer davantage de revenus. Si la Fifa vend le football ? On vend déjà le football , estime-t-il. Qui finance le football ? Ce sont des entreprises qui achètent des espaces pour communiquer. Qui sont les propriétaires des entreprises ? L’Europe regarde ses intérêts aussi avec la pression des clubs. Pourquoi, nous, on devrait nous juger quand nous regardons les nôtres ? Et aujourd’hui, le président Infantino donne la possibilité aux Africains de rêver de développer le football.
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Une position contraire à celle de l’UEFA. L’instance du football européen avait menacé de boycotter les compétitions organisées par la Fifa, avant de se raviser. Eto’o s’explique : On ne pourra jamais avoir la même perception des choses. Quand vous voyez certaines Fédérations qui ont des budgets de 150 000 €, comment se battre face aux gros pays ? Personne ne se demande comment certains présidents de Fédérations africaines font pour organiser le foot dans leur pays. Et s’il y a une fuite de talents, on nous pointe du doigt. Mais si nous avions au Cameroun la possibilité de compter sur un budget de 20 millions ou de 40 millions de dollars par an, bien évidemment que nous aurions eu des Mbappé, des Tchouaméni… Nous aurions mieux organisé notre football.
Il conclut : Je sais ce que c’est de n’avoir rien eu, pas même des crampons, mais il y a aujourd’hui le défi de jouer dans un stade, le défi de manger, de boire de l’eau potable. Oui, c’est aussi difficile que ça ! Comment voulez-vous que je pense comme un président de Fédé européenne ? Quand je suis arrivé, nous avons pris la décision que, pour tous les vols de plus de trois heures, il fallait que l’équipe nationale parte en avion privé. Vous ne vous imaginez pas les défis de notre gouvernement pour respecter cette décision. Parfois, vous aviez deux jours de voyage. On est même allés à la CAN 2002 en avion militaire.
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