Aides grands rouleurs, pêcheurs, soignants… Ce qu’il faut retenir de la réponse du gouvernement aux prix du carburant
Il est trop pour savoir si la grogne sociale sera calmée par ces annonces au moment. Malgré un coût estimé à 1,4 milliard d’euros depuis mars, et alors qu’il cherche à limiter ses dépenses, le gouvernement a choisi mardi d’étendre son dispositif d’aides face au coût du litre de carburant à la pompe, désormais bien installé au-dessus de deux euros. En outre, l’exécutif, rassurant sur le niveau des stocks, prévoit une « règle d’or » établissant que les surplus éventuels de TVA générés par la hausse des prix des carburants - ce qui n’est pas le cas au 20 septembre - soient « neutralisés » et « restitués » aux Français.
L’aide « grands rouleurs » déployée en avril dernier va être prolongée jusqu’à la fin de l’année et le nombre de bénéficiaires potentiels va être élargi à 5,5 millions de personnes, a annoncé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, également ministre déléguée à l’Énergie, lors d’une conférence de presse à Bercy. Les conditions de revenus ont été étendues ce qui explique le nombre plus élevé de bénéficiaires potentiels (2,5 millions). Ainsi un célibataire gagnant 2 035 € net y sera éligible contre 1 500 € jusqu’alors.
Pour les bénéficiaires, l’aide de 100 € « représentera l’équivalent de 40 centimes par litre de carburant pour deux mois en moyenne ». Pour en bénéficier il faudra utiliser un véhicule thermique ou hybride non rechargeable à des fins professionnelles et réaliser 30 kilomètres par jour pour un aller-retour entre son domicile et son lieu de travail.
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