Disneyland Paris accueille plus de 15 millions de visiteurs par an mais n'a dégagé de bénéfices qu'une année sur deux depuis sa création: le parc d'attractions est-il toujours un filon rentable en France?
Alors qu'un nouveau concurrent saoudien devrait voir le jour en région parisienne, les parcs continuent à générer toujours plus de cash. À condition de tout réinvestir, ou presque. 6 milliards d'euros. C'est la somme colossale que s'apprêterait à dépenser Qiddiya, filiale d'investissement du Public investment fund (PIF) saoudien, le fonds souverain notamment dédié au divertissement. Le tout, pour bâtir non pas un, mais trois parcs d'attractions près de Cergy (Val-d'Oise) - sur les ruines de l'éphèmère porte-drapeau des parcs français, Mirapolis, et aux couleurs, pour le premier d'entre d'eux, de la franchise Dragon Ball Z .
Une manne immense, sans équivalent ou presque dans l'espace européen : la construction du méga-parc à thème Universal au Royaume-Uni, qui doit voir le jour en 2031 et regrouper des licences comme les Minions ou Harry Potter, est projetée à 5,8 milliards d'euros. Pour la France, les retombées économiques espérées sont massives : 22.000 emplois sur place.
Plus qu'une concurrence, l'arrivée d'un nouveau challenger dans une région où règnent le Parc Astérix et surtout Disneyland Paris, pourrait enclencher, selon lui, une mécanique vertueuse, les touristes souhaitant venir à Paris pour profiter de cette offre diversifiée. Il en veut pour preuve Orlando, devenue en Floride la capitale mondiale du parc d'attraction, avec 4 sites, dont un parc Universal et deux parcs Disney.
La France domine déjà les classements européens : selon une étude menée par le cabinet Xerfi en 2024, "les cinq premiers parcs d'attractions français concentrent un quart de la fréquentation du top 20 européen", et sont complétés par une myriade de projets locaux de plus ou moins grande ampleur.
Le succès des parcs à thème ne se dément plus : leur fréquentation est en hausse régulière depuis plusieurs années. En tête du classement, Disneyland Paris, qui a dépassé les 16 millions de visiteurs l'année dernière. Viennent ensuite le Puy du Fou, à la trajectoire stratosphérique (3 millions de visiteurs, +7,1% en un an), le Parc Astérix (2,9 millions, +2%), le Futuroscope (2,6 millions, + 26,8% grâce à l'ouverture de sa section aquatique, Aquascope).
Derrière ces 4 champions, Nigoland (710.000), le PAL (700.000) et Walibi Rhône-Alpes 616.000) se partagent des publics locaux, mais subissent des baisses de fréquentation de 4 à 7% sur un an. Tous les parcs ont par ailleurs mis du temps à se remettre du choc représenté par la pandémie . Xerfi souligne que la fréquentation a augmenté de 105% sur l'année 2022, et que ce n'est qu'à ce moment-là que les fréquentations ont re-dépassé leurs chiffres pré-pandémie.
Les revenus des espaces de loisirs, selon l'INSEE, avaient chuté de 57% lors de l'année 2020. Avant de se reprendre en 2021 (+30%), et surtout en 2022 (+113%), à la levée des restrictions sanitaires. Cette année, les revenus atteignaient 3,1 milliards d'euros pour le secteur, soit mieux que les 2,6 milliards enregistrés en 2019.
Le secteur est marqué par une forte rentabilité, pour ses principales enseignes.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.bfmtv.com — le contenu appartient à BFMTV.