Levée de sanctions contre deux oligarques russes : l’Europe ne donne pas son feu vert, les discussions se poursuivent
L’Union européenne n’est pas parvenue à confirmer dans la soirée de lundi 21 septembre 2026 un accord de principe pour lever ses sanctions contre deux oligarques russes ( Alicher Ousmanov et Mikhail Fridman ). Une demande de la France et du Luxembourg. Les discussions se poursuivront mardi matin, indique l’ Agence France-Presse ( AFP ).
L’accord de principe, trouvé lundi après-midi, doit être définitivement confirmé par les 27, afin de prolonger le régime de sanctions européennes à l’encontre de près de 3 000 personnes et entités, accusées de soutenir l’effort de guerre de la Russie contre l’Ukraine.
Mais, un pays, la Lettonie selon une source diplomatique, s’y est opposé, bloquant à nouveau tout accord. Les décisions de l’Union européenne en matière de sanctions se prennent à l’unanimité des 27 États membres. Les discussions doivent reprendre mardi à 8 h.
La France réclame le retrait de l’oligarque russo-ouzbek Alicher Ousmanov de cette liste de sanctions, au grand dam de nombreux autres pays européens et de l’Ukraine, qui ont dénoncé un dangereux précédent et un mauvais signal adressé à Moscou.
Dans le sillage de la France, le Luxembourg a, de son côté, réclamé le retrait de l’homme d’affaires russe Mikhaïl Fridman de cette liste.
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« Leur retrait de la liste est inacceptable et enverrait un mauvais signal à Moscou au moment où la pression doit s’intensifier », a protesté le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga, lundi après-midi.
Usmanov and Fridman were listed because they are part of Russia's aggressive regime waging a war of aggression against Ukraine. What has changed? Nothing. Delisting is unacceptable and would send the wrong signal to Moscow at a time when pressure needs to increase. On the…
Paris a invoqué des « raisons de sécurité nationale » devant ses partenaires, sans plus d’explication, selon plusieurs diplomates européens à Bruxelles.
« Nous avons une question spécifique de sécurité nationale et souhaitons répondre positivement à nos partenaires internationaux qui nous démarchent au sujet de M. Ousmanov », a-t-on expliqué de source diplomatique à Paris.
Selon le Financial Times , Paris fait pression dans le cadre d’un accord de libération de prisonniers impliquant plusieurs citoyens français détenus en Azerbaïdjan.
Un deuxième homme d’affaires russe, Mikhaïl Fridman, verrait également son nom rayé de la liste des sanctions à la demande du Luxembourg, exigeant cela si Alicher Ousmanov devait lui aussi bénéficier de cette mesure.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’était déjà alarmé la semaine dernière de cette situation, affirmant que ce n’était « certainement pas le moment de lever les sanctions », « de sauver les oligarques russes des sanctions » et de « faire des cadeaux à la Russie ».
Ce régime de sanctions contre Moscou doit être renouvelé tous les six mois, et la date-butoir, déjà repoussée une fois, a été fixé à mercredi 0h. Faute d’accord à ce moment-là, toutes les sanctions seront alors levées.
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