Une hausse de la facture d’eau de 25 % préconisée pour la débarrasser des pesticides et des Pfas
La facture d’eau moyenne des ménages est de 563 € par an. Il faudrait l’augmenter d’un quart à un tiers pour garantir qu’elle reste potable. Elle atteindrait ainsi environ 620 €. C’est l’une des conclusions d’un rapport de l’Inspection générale des finances (IGF). Ceci viendrait s’ajouter à la hausse du coût d’assainissement déjà annoncée en raison de nouvelles obligations européennes sur le traitement des eaux usées.
Si le rapport de l’IGF a été rendu au gouvernement en mai, il n’a été publié que début août. Sans doute parce qu’il contient de quoi heurter bien des parties prenantes. À commencer par le consommateur, appelé à passer à la caisse pour débarrasser l’eau des pesticides, des nitrates et, c’est la dernière nouveauté qui inquiète, des Pfas qui la contaminent de plus en plus.
Les Pfas sont des molécules à la fois indestructibles (sauf à les brûler dans des incinérateurs à plus de 1 500°), très nombreuses (sans doute plus de 14 000, leur liste complète reste à établir), toxiques car elles provoquent des cancers, perturbent les systèmes immunitaire et reproductif et ce, même à très faible dose.
Les Pfas sont contenus à la fois dans des produits industriels (poêles antiadhésives, tissus imperméables, mousses d’extincteur, etc.) et dans des pesticides agricoles, utilisés notamment pour la culture de la pomme de terre.
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