« Pas pour l’argent ni pour le foie gras » : pourquoi autant d’anciennes stars de la NBA viennent jouer en France
Cet été, trois anciens joueurs NBA de renom sont arrivés dans l’Hexagone pour poursuivre leur carrière. Âgé d’au moins 36 ans, Patrick Beverley a signé à Boulazac , tandis que Patrick Mills et Jae Crowder ont rejoint l’ASVEL. L’année dernière, c’était Tony Snell qui avait rejoint la Betclic Élite. La signature la plus retentissante dans le championnat de France reste toutefois celle de Kemba Walker à l’AS Monaco, en 2023. Mais pourquoi la France attire-t-elle autant d’anciens joueurs NBA de renom ? Et cette tendance pourrait-elle s’accentuer ?
Plusieurs facteurs peuvent expliquer ces arrivées. Le premier est sans doute le rayonnement croissant de la France dans le basket mondial. Portée notamment par Victor Wembanyama, la génération française brille aujourd’hui aux yeux du monde entier. Depuis la création de la NBA, pas moins de 59 joueurs français ont évolué dans la ligue américaine. Un total qui place la France derrière le Canada et, bien évidemment, les États-Unis. Sur la saison passée, 19 joueurs tricolores évoluaient en NBA, un record pour le basket français . Ils devraient être 16 pour l’exercice 2026-2027, et de plus en plus jouent un rôle important dans leur équipe : Wemby, Gobert, Coulibaly, Sarr et Diabaté sont tous titulaires.
En dehors de la sphère NBA, la formation de basket française est reconnue comme excellente, les détections des futurs talents commencent en U13 dans l’ensemble du territoire français. Au fur et à mesure, les meilleurs talents émergent dans les plus grands clubs de l’Hexagone et les « vieux briscards » peuvent transmettre aux jeunes pépites.
Si les Français brillent en Amérique du Nord, la Betclic Élite s’est également imposée comme l’un des championnats majeurs en Europe, aux côtés de la Liga ACB (Espagne) et de la Basketbol Süper Ligi (Turquie). Le championnat français est compétitif et offre, pour les meilleures équipes, la possibilité de disputer l’Euroligue. Trois clubs français sont régulièrement présents dans la compétition : le Paris Basketball, l’ASVEL et Monaco. Cette saison, cependant, l’AS Monaco ne participera pas à l’Euroligue, en raison de difficultés financières .
C’est notamment cet aspect compétitif qui a motivé Patrick Beverley à rejoindre Boulazac, pourtant absent de la scène européenne. « Ce n’est évidemment pas pour l’argent qu’il vient, ni pour le foie gras (rires) . Il voulait un challenge » , expliquait Alexandre Ménard, le coach de l’équipe.
Trois ans plus tôt, Kemba Walker avait lui aussi choisi la France, en rejoignant Monaco. Plombé par les blessures, l’ancien meneur des Boston Celtics souhaitait notamment découvrir l’Euroligue : « Mais littéralement, tout ce que mes coéquipiers ont besoin que je fasse, je suis prêt à le faire. Je veux prendre du plaisir à jouer au basket tous les soirs, être très compétitif, et je sais que c’est le cas en Euroligue. »
L’attractivité du championnat français ne repose toutefois pas uniquement sur son niveau sportif. Les relations personnelles peuvent également jouer un rôle. Tony Parker, président et coach de l’ASVEL, a été champion NBA pour la quatrième fois en 2014 aux côtés d’un certain Patrick Mills.
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