Microsoft reste l’appât numéro un du phishing, et les escrocs imitent même l’IA désormais
Microsoft reste, de très loin, la marque la plus usurpée dans les campagnes de phishing, comme le révèle Check Point Research vendredi. Au troisième trimestre 2026, les escrocs ont aussi pris en filature les utilisateurs d'outils d'IA et de développement.
Un tiers des tentatives de phishing recensées entre juillet et septembre se faisaient passer pour Microsoft, d'après le dernier classement des marques usurpées publié par Check Point Research ce vendredi 16 octobre 2026. La marque à la fenêtre est la plus inspirante pour les cybercriminels, tandis qu'Apple et Google complètent le podium à distance respectable, pendant que Dropbox ou YouTube grimpent quatre à quatre. Mais le vrai tournant, c'est le détournement des outils d'intelligence artificielle adoptés par le grand public, qui est aujourd'hui fait. Entre de faux impayés Claude et des commandes piégées à coller dans un terminal, les pirates ne se contentent plus de vos mots de passe, ils lorgnent les clés de votre machine.
Avec 33 % des usurpations de marque relevées au troisième trimestre, Microsoft truste un palmarès dont il se passerait bien volontiers, on imagine. Sa part a même gonflé de dix points en trois mois, puisqu'elle s'établissait à 23 % au trimestre précédent. Les escrocs misent sans grande surprise sur la confiance accordée aux marques les plus répandues, et sur leur notoriété. Forcément, plus un service compte d'utilisateurs, plus un faux message à son nom a de chances de tomber sur un vrai client.
Derrière Microsoft, c'est presque le grand écart. Apple gagne deux places et se hisse au second rang avec 8 %, à égalité avec Google. LinkedIn recule de deux crans, au quatrième rang (6 %), et Amazon referme le top 5 (4 %). À elles cinq, ces marques captent plus de la moitié des usurpations, mais la part de Microsoft pèse environ quatre fois celle de n'importe quel autre nom.
Avec du phishing nouvelle génération, l'IA et le terminal sont en ligne de mire Le dernier trimestre a surtout été marqué par un déplacement des cibles. Les escrocs suivent désormais les internautes jusque dans leurs outils d'IA . Une campagne a ainsi imité Claude, l'assistant conversationnel d'Anthropic , avec un faux e-mail de paiement refusé de 500 euros. Avec une présentation sobre et une signature Anthropic jusque dans le pied de page, le message exigeait une mise à jour du moyen de paiement avant le 3 octobre. Faute de quoi, l'accès à l'API (la porte d'entrée des développeurs) et les licences seraient suspendus. Tout ça a pour but de précipiter les distraits vers la saisie de leurs coordonnées bancaires et identifiants .
Plus retors encore, certains pièges laissent la victime faire tout le travail elle-même. Un faux site imitant Google Antigravity, une plateforme pensée pour l'IA et les développeurs, affichait une commande d'installation pour Linux en apparence banale. À l'intérieur se cachait une instruction encodée en Base64, un format illisible à l'œil nu. Une fois collée dans le terminal, elle téléchargeait et lançait un script depuis un serveur externe, ce qui permettait à l'attaquant d'exécuter son propre code à distance.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.clubic.com — le contenu appartient à Clubic.