Geely France : derrière la marque chinoise, un groupe qui possède déjà Volvo et Lotus
Geely commercialise ses propres modèles en France depuis le printemps 2026. Derrière ce nom encore peu identifié du grand public se trouve l'un des groupes automobiles les plus structurés au monde, déjà propriétaire de Volvo Cars, Lotus et Lynk & Co.
Le constructeur ouvre son catalogue français avec deux SUV positionnés sous la barre des 40 000 €, l'un 100 % électrique, l'autre hybride rechargeable. Deux carrosseries qui correspondent aux segments les plus demandés du marché, sur des tarifs qui les placent d'emblée en concurrence directe avec les références européennes.
Le déploiement s'appuie sur des distributeurs multimarques déjà structurés, à l'image de Como, concessionnaire Mercedes et Geely en Île-de-France. Un choix qui en dit long sur la méthode : plutôt que de partir de zéro, la marque s'adosse à des réseaux rodés à l'accompagnement d'une clientèle premium.
Geely n'est pas un nouvel entrant improvisé. Fondé en 1986, passé à l'automobile en 1997, le groupe a racheté Volvo Cars en 2010 et pris le contrôle de Lotus en 2017. S'y ajoutent Lynk & Co, Zeekr et Polestar, ainsi qu'une co-entreprise à parts égales avec Mercedes-Benz sur la marque Smart, dont les deux constructeurs assurent conjointement la direction depuis 2019.
Cette généalogie a des conséquences concrètes pour l'acheteur. Les plateformes techniques, les briques d'électrification et les protocoles de validation circulent entre les marques du groupe : les modèles vendus en Europe sont conçus dès l'origine pour les normes européennes, homologués selon les mêmes cycles et soumis aux mêmes exigences de sécurité. Le Starray EM-i a d'ailleurs obtenu cinq étoiles aux tests Euro NCAP.
Le E5 est un SUV compact 100 % électrique de 4,61 m, développé sur la plateforme GEA. Il annonce 218 ch et une batterie LFP de 60,2 ou 68,4 kWh selon la finition, pour une autonomie WLTP comprise entre 430 et 475 km. Le passage de 30 à 80 % est annoncé en une vingtaine de minutes sur borne rapide. Son principal argument tient à l'équipement de série : caméra 360°, navigation connectée, ouverture sans clé et grand écran central figurent dès l'entrée de gamme, là où la concurrence les facture en option.
Le Starray EM-i joue une autre partition. Ce SUV familial de 4,74 m adopte une hybridation rechargeable de 262 ch, articulée autour d'un bloc thermique à cycle Atkinson et de deux moteurs électriques. Avec une batterie de 18,4 ou 29,8 kWh, il revendique jusqu'à 136 km en mode 100 % électrique et plus de 1 000 km d'autonomie cumulée. Le profil correspond précisément à l'usage majoritaire en Île-de-France : trajets quotidiens absorbés sans solliciter le thermique, et aucune contrainte de planification sur longue distance.
Des tarifs qui ne dépendent pas des aides publiques La grille démarre à 34 990 € pour le Starray EM-i et 37 990 € pour le E5. Ces montants s'entendent hors bonus écologique : le positionnement ne repose pas sur une subvention mais sur la structure industrielle du groupe, ce qui met l'acheteur à l'abri des révisions de barème qui rythment le marché depuis plusieurs années.
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