Ukraine, Gaza, IA : ce qu'il faut retenir du discours d'Emmanuel Macron à l'ONU
Le président français, Emmanuel Macron, a pris la parole, mardi, à la tribune des Nations unies pour sa dernière intervention en tant que chef de l'État à l'Assemblée générale de l'ONU. Il a notamment appelé à "ne rien céder" à "l'esprit de défaite" et "l'abus de pouvoir", et à se "tenir droit aux côtés des Nations unies face à "la loi de la jungle".
Par : FRANCE 24 Il est arrivé avec un peu de retard. Le président français, Emmanuel Macron , s'est exprimé, mardi 22 septembre, devant l'Assemblée générale des Nations unies pour sa dernière en tant que président.
Le locataire de l'Élysée a mis en garde contre le "retour de la loi de la jungle" dans le monde et appelé à se tenir "droit aux côtés des Nations unies".
"La question qui nous est posée de manière très simple consiste à savoir si nous voulons vivre dans cet état de nature, avec une forme de retour de la loi de la jungle ou dans une société internationale civilisée", a-t-il déclaré à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU. "Notre devoir plus que jamais est de nous tenir droits aux côtés des Nations unies pour décider précisément ensemble de l'intérêt commun", a-t-il ajouté.
Le président français s'est également exprimé sur la guerre en Ukraine . La France soutient "un double moratoire" sur les frappes contre les sites énergétiques en Russie et en Ukraine, a déclaré Emmanuel Macron.
"Nous soutenons l'initiative d'un double moratoire, un moratoire sur l'énergie et les infrastructures civiles de part et d'autre", a dit le président français. Il a aussi appelé à "un moratoire sur la mer Noire qui permettra de libérer les céréales et d'apporter une réponse à la question de sécurité alimentaire ô combien cruciale pour tant de pays émergents et en développement".
Au sujet de la situation au Proche-Orient, Emmanuel Macron a défendu la solution à deux États pour les Palestiniens et Israéliens, soulignant qu'il serait inacceptable de "contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous" à Gaza et en Cisjordanie sans agir. "Quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ?", a lancé le président français, soulignant que bâtir une solution à deux États était la condition de la "sécurité d'aujourd'hui et de demain pour Israël et son peuple".
Le président français s'est également exprimé sur l'intelligence artificielle. Il a exhorté mardi tous les États "attachés à leur indépendance" à développer une intelligence artificielle (IA) alternative afin de ne dépendre ni des États-Unis, ni de la Chine .
Il faut que "cette coalition des indépendants (...) qui ne veulent pas devenir les vassaux de l'un ou l'autre des deux grandes puissances mondiales – se mettent ensemble pour développer un modèle frontière 'open source' (IA de pointe accessible à tous) en mutualisant les capacités de calcul qui sont à leur disposition, en mutualisant leurs capacités d'investissement (pour créer une IA) que nous partagerions", a-t-il déclaré.
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