Comment mieux dormir à deux ? Voici quatre conseils pour améliorer la qualité de votre sommeil
Mouvements brusques, réveils nocturnes, disputes territoriales autour du contrôle de la couette, couchers tardifs, lumière allumée ou écran du téléphone qui scintille jusque tard dans la nuit… Dormir à deux n’est pas toujours facile. Mais il est possible de mettre en œuvre plusieurs techniques, pour améliorer votre sommeil à deux. En voici quatre, sélectionnées par l’édition du soir.
Premier élément : en cas de gêne vraiment importante, ne pas hésiter à consulter un spécialiste du sommeil. C’est ce que nous explique la docteure Sylvie Royant-Parola que nous avions interrogée en septembre 2023. Médecin psychiatre, elle est spécialiste du sommeil et présidente du réseau Morphée. « S’il y a un problème de mouvements vraiment excessifs, de cris, de sensation de danger, il faut absolument consulter. Surtout quand c’est quelque chose de nouveau, alors que l’on dort à côté de la personne depuis vingt ans, dit-elle. C’est que quelque chose d’anormal est en train de se passer au cours du sommeil, quelque chose qu’il va falloir rechercher, explorer et traiter. »
Lire aussi : Vous vous sentez fatigué ? Découvrez comment favoriser le sommeil profond pour bien récupérer
Une autre solution pour améliorer son sommeil à deux, c’est de parler. D’exprimer ses besoins. Car dormir reste une « affaire individuelle », souligne encore Sylvie Royant-Parola. À deux, « on est confrontés au rythme et aux habitudes de l’autre »… D’où l’importance de la notion de « respect du sommeil de l’autre ». À garder en tête quand on sait que les rythmes de sommeil des uns et des autres peuvent être différents : si l’une des deux personnes qui dorment ensemble se couche plus tard que l’autre, elle doit faire attention à ne pas allumer la lumière, à ne pas faire trop de bruit…
Ne pas hésiter, non plus, à se coucher plus tôt ou, à l’inverse, se forcer à lutter contre le sommeil pour coller au rythme de sommeil de l’autre, par exemple. Et sanctuariser le lieu du sommeil, en quelque sorte : « Je pense qu’il faut faire passer l’idée que la chambre, c’est un endroit d’intimité, mais aussi un lieu où chacun, en tant qu’individu et pas en tant que membre d’un couple, doit trouver le calme, le noir, et donc les conditions possibles d’un bon sommeil. » Éviter par exemple de trop utiliser son smartphone quand l’autre dort à côté… Ce qui permet également d’éviter les écrans avant de dormir.
Lire aussi : Pourquoi le manque de sommeil est-il dangereux pour la santé ?
Si dormir avec l’autre est difficile, il est aussi possible de s’adapter. Par exemple en dormant dans des lits jumeaux, collés l’un à l’autre ou non, comme cela se fait dans certains pays anglo-saxons. « Si l’on a un sommeil extrêmement agité, le lit jumeau aide quand même singulièrement pour la sauvegarde du sommeil de l’autre », explique Sylvie Royant-Parola.
Autre idée : utiliser deux couettes au lieu d’une seule, comme cela peut se faire en Allemagne, par exemple. Ce qui permet d’éviter les bagarres autour de cette même couette, mais aussi de s’adapter à la température : ainsi, une personne plus frileuse que l’autre peut prendre une couette plus chaude, et inversement.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.ouest-france.fr — le contenu appartient à Ouest-France.