Guerre au Moyen-Orient : les Houthis frappent de nouveau, Washington durcit le ton contre l’Iran… Les dernières infos
Les rebelles houthis du Yémen ont revendiqué de nouvelles attaques contre l’Arabie saoudite tandis que les États-Unis accentuent leur pression sur Téhéran. Dans le même temps, les prix du pétrole repartent à la hausse et Donald Trump défend la poursuite du conflit contre l’Iran.
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Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont revendiqué vendredi une attaque de drone contre un site du géant pétrolier saoudien Aramco à Najran, dans le sud-ouest de l’Arabie saoudite. Selon l’agence de presse Saba, affiliée au mouvement, l’opération a été menée « au moyen d’un drone » et a « atteint son objectif » . Les Houthis avaient déjà affirmé avoir frappé une autre installation d’Aramco à Jazan la veille.
Parallèlement, une attaque menée par les rebelles contre la ville portuaire yéménite de Mokha a fait huit morts, selon un responsable militaire du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale. D’après cette source, cinq missiles ont été tirés contre des navires de commerce en cours de déchargement dans le port et deux bateaux ont pris feu. Ces nouvelles attaques interviennent alors que les hostilités ont repris le mois dernier entre les Houthis et leurs adversaires régionaux, sur fond de guerre entre les États-Unis, alliés de l’Arabie saoudite, et l’Iran.
Les États-Unis ont adopté un ton plus ferme à l’égard de Téhéran ces derniers jours. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a menacé l’Iran d’une combinaison d’ « isolement économique comme le monde n’en a jamais vu » et de la poursuite du blocus visant ses ports. Il a également promis de nouvelles annonces la semaine prochaine. Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a de son côté assuré que le blocus des ports iraniens pourrait être maintenu « aussi longtemps que nécessaire » , sans évoquer d’échéance.
Washington et Téhéran continuent par ailleurs de s’opposer sur la situation dans le détroit d’Ormuz. Les autorités américaines affirment conserver le contrôle de la zone, alors que l’Iran soutient avoir verrouillé ce passage stratégique depuis le début de la guerre.
Ce durcissement du discours américain a soutenu les cours du pétrole vendredi. Le Brent de la mer du Nord a gagné 1,67 % pour atteindre 88,52 dollars le baril, tandis que le West Texas Intermediate (WTI) américain a progressé de 1,42 %, à 82,40 dollars.
Les marchés réagissent aux incertitudes persistantes concernant le détroit d’Ormuz, passage essentiel pour le commerce mondial des hydrocarbures. Les exportations de gaz du Qatar demeurent également perturbées par le conflit, contribuant à la tension sur les marchés énergétiques.
Lors d’un rassemblement près de New York, Donald Trump a réaffirmé qu’il ne regrettait pas l’entrée en guerre des États-Unis contre l’Iran. Le président américain a déclaré qu’il ne s’ « excuserait jamais » pour cette décision, malgré la hausse du prix de l’essence subie par les consommateurs américains depuis le début du conflit.
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