Cuisine, trottinettes, e-sport… Que devient Usain Bolt, l’homme le plus rapide du monde, à l’aube de ses 40 ans ?
Que devient Usain Bolt ? Pour répondre à cette question, 9’’58 ne suffiront pas, 19’’19 non plus. L’homme le plus rapide de l’histoire, détenteur des records du monde du 100 m et du 200 m, s’éparpille de projets en projets, depuis 2017 et la fin de sa carrière sportive. À 40 ans - il les fêtera, ce vendredi 21 août - le Jamaïcain a abandonné les sprints à plus 40 km/h, pour les affaires sans grand lien entre elles. Pêle-mêle : cuisine jamaïcaine, trottinettes, e-sport, exposition universelle, et jusqu’au jeu télévisé, Kamoulox .
Lire aussi : Qu’est-ce que « Destiny Eleven », ce jeu en ligne de gestion de carrière de footballeur qui cartonne ?
Quelques jours seulement après la dernière course de sa carrière, l’ex-sprinteur annonçait en tout cas la création de quinze restaurants en Grande-Bretagne, sous l’enseigne Usain Bolt Tracks and Records. « Je suis heureux de pouvoir partager le goût de la Jamaïque que je connais et que j’aime avec le reste du monde à travers l’ouverture de ces restaurants », expliquait-il, à l’époque, dans des propos relayés par le magazine spécialisé L’Hôtellerie Restauration . Un premier restaurant avait d’ailleurs ouvert ses portes, en Jamaïque, à Kingston, en 2011, à l’apogée sportive de l’athlète.
Ce en quoi il n’était pas le seul sportif professionnel à prendre les devants… « [L’ancien basketteur] Magic Johnson m’avait conseillé de construire mon réseau professionnel pendant mon activité sportive parce qu’à ce moment-là nous faisons beaucoup de rencontres, tout le monde veut passer du temps avec nous, avait pour sa part raconté Tony Parker, autre champion reconverti dans les affaires, pour le magazine Rebondir . Il ne faut pas attendre la retraite pour créer un beau carnet d’adresses. » Et transformer un nom en une image de marque qui résiste à l’érosion des performances.
Lire aussi : Athlétisme. Le tableau des médailles finales des Championnats d’Europe 2026 avec un faible bilan pour la France
Car Usain Bolt ne sprinte plus. L’année dernière, il confiait même être « essoufflé en montant les escaliers » . Son rayonnement n’en reste pas moins gigantesque (avec notamment 14 millions d’abonnés sur Instagram, en 2026), et il plaît aux entreprises. Ambassadeur pour Hublot depuis 2010, le maître du temps sur 100 m et 200 m était en avril dernier sur un stand de l’horloger suisse lors d’un salon pour la présentation d’une montre au nom de la star. « Je n’ai pas de jet privé, alors c’est peut-être ça, l’expérience luxe ultime qui me manque », glissait-il, il y a quelques mois pour le média Bien-Vivre & Luxe .
C’est qu’il prend goût à cette vie, qui ne ressemble pas à celle, plus modeste, de son enfance : « Je viens de la campagne, d’un milieu rural. Enfant, je ne connaissais rien au luxe, ni aux marques. On avait peu et on désirait peu. » Aujourd’hui, on se l’arrache, avec plus ou moins de succès. Gatorade, producteur américain de boissons pour athlètes, a lancé Bolt24, une boisson énergisante et, quelques mois après qu’il a cofondé la société de trottinettes électriques Bolt Mobility, Wylde, boîte irlandaise d’e-sport, a fait du champion un de ses co-propriétaires.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.ouest-france.fr — le contenu appartient à Ouest-France.