« On a pris tout le monde » : rescapés de la guerre en Ukraine, ces chiens et chats ont trouvé refuge en Normandie
Elina, Kamy, Barny, Shazam, Marsik, Caisy … Il est presque 22 h quand onze chiens et huit chats descendent du camion, ce jeudi 6 août 2026. Partis de Kharkiv, en Ukraine, trente heures plus tôt, soit presque une journée et demie de voyage, ils posent leurs pattes à la SPA de Basse-Normandie, à Verson , près de Caen, dans le Calvados.
Ce nouveau voyage porte à 59 le nombre de chiens et chats envoyés par Animal Rescue Kharkiv pour « offrir une vie sans guerre » à ceux qu’ils sauvent de zones de combat. Créé au début de l’invasion russe, le refuge ukrainien prend en charge 1 500 animaux. Une structure qui a « dû évacuer à cause de lancés de roquettes » , explique l’organisation, dans le mail d’appel à l’aide envoyé à leurs homologues français.
Valérie Guenon, salariée de la SPA normande , et Morgane Pansart, l’une des quarante bénévoles actives, ont répondu présentes. Entre novembre 2025 et avril 2026, 25 chats et 15 chiens ont rejoint les box du refuge normand, créé en 1997. « Au départ on devait en prendre trois, mais on n’arrivait pas à choisir, donc on a pris tout le monde », admettent en rigolant les deux femmes, qui n’en sont pas à leur coup d’essai.
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En effet, depuis 2020, elles ont déjà mené d’autres opérations de sauvetage avec l’association Maéva, basée à Mayotte , et le Secours Animaux Guadeloupe. « On recueille des bêtes errantes, issues d’élevages clandestins et maltraitées à coups de machette », citent-elles en exemple. Depuis 2022, 426 animaux ont fait le trajet entre Mayotte et Verson.
Les rescapés ukrainiens, eux, n’ont pas de traces de blessures dues à la guerre. Après avoir été accueillis, identifiés, parfois stérilisés, dépistés et vermifugés, ils ont tout doucement pris leurs quartiers. Mais pas trop longtemps. Car sur onze chiens, deux étaient déjà réservés avant même la visite vétérinaire survenue jeudi 13 août, une semaine après leur arrivée. Un troisième rejoindra bientôt le groupe de ceux qui ont déjà pris le large.
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Du côté des chats, trois sont pour l’heure disponibles à l’adoption, les cinq autres se remettant d’un rhume. Mais la responsable, comme les bénévoles et soigneurs n’ont pas d’inquiétude sur leur avenir.
« Certaines personnes viennent particulièrement quand ils savent que des animaux venus d’Ukraine sont arrivés . Ils sont sensibles aux deux causes », de protection animale et de soutien aux pays attaqués, justifient les bénévoles.
Bien que motivée par la solidarité, l’adoption n’en reste pas moins un engagement . Notamment financier, avec des frais de vétérinaires coûteux. Parmi les chiens réfugiés par exemple, deux vont bénéficier d’un détartrage, un d’un scanner et un autre d’une consultation orthopédique.
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