Guerre au Moyen-Orient : 40 frappes saoudiennes en 24 heures, le visa de Mahmoud Abbas refusé… Les dernières infos
Les Houthis ont fait état mercredi de nouvelles frappes saoudiennes au Yémen, après que Ryad a accusé les combattants pro-iraniens d’avoir mené une attaque de drone contre la ville sainte de La Mecque , ce qu’ils ont démenti.
Ryad, allié du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale, est depuis début septembre la cible de frappes houthies d’envergure dans un conflit qui s’est réveillé en juillet, ouvrant un nouveau front dans la guerre régionale.
Parallèlement, les Houthis ont infligé des revers aux forces gouvernementales yéménites en prenant la semaine dernière le contrôle du littoral qui borde la mer Rouge, renforçant leur emprise sur le stratégique détroit de Bab el-Mandeb, reliant l’Europe à l’Asie via la mer Rouge et le canal de Suez.
Le porte-parole militaire, Yahya Saree, a fait état mercredi soir de 40 frappes saoudiennes en 24 heures dans les provinces de Taëz, Marib et Hodeida, après avoir déjà parlé de centaines de bombardements ces derniers jours. Le royaume ne réagit généralement pas à ce genre d’annonce.
Dans un communiqué plus tôt, la coalition militaire menée par Ryad avait indiqué que la défense aérienne saoudienne avait détruit mardi un drone lancé par les Houthis « avant qu’il n’entre dans l’espace aérien interdit » de La Mecque, qui accueille chaque année des millions de pèlerins, sunnites comme chiites.
« La sécurité des deux saintes mosquées et de leurs visiteurs constitue une ligne rouge » , a-t-elle averti, le royaume saoudien dénonçant lui une attaque « lâche ». « Je ne vais pas cacher que nous avons eu peur […]. Ne sont-ils pas musulmans ? ! Ils prennent pour cible la ville la plus sainte qui soit », s’est offusqué sous couvert d’anonymat un habitant de La Mecque.
« On vit dans une région où tout peut arriver » , témoigne un autre résident, qui a vu des « gens paniqués se précipiter vers la fenêtre pour voir ce qui se passait ».
Plusieurs pays arabes ont condamné l’attaque, comme la Jordanie, l’Égypte, la Syrie et le Liban. Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Fahmy, a parlé de « fait d’une extrême gravité », et l’Organisation de la coopération islamique (OCI) d’ « attaques odieuses ».
« Nous condamnons fermement l’attaque par drone menée par les Houthis contre la ville sainte de La Mecque », a également réagi mercredi soir le ministère turc des Affaires étrangères, réaffirmant dans un communiqué le « soutien » d’Ankara « à la souveraineté, à l’intégrité territoriale et à la sécurité de l’Arabie saoudite ».
Les Houthis ont toutefois vivement démenti avoir ciblé la ville sainte, leur porte-parole affirmant qu’ils visaient des installations pétrolières et des bases militaires « qui sont éloignées des sites sacrés ». Les combattants ont ainsi revendiqué une attaque mercredi contre une installation du géant saoudien Aramco à Yanbu, sur la mer Rouge, et une autre contre la base aérienne de Khamis Mushait. Ils ont aussi affirmé avoir abattu un avion de chasse saoudien.
Les derniers développements ont encore fait grimper les cours du pétrole.
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