Témoignages. « Je n’ai pas eu voix au chapitre » : ces mères qui auraient voulu transmettre leur nom à leur enfant
Série : Transmettre son nom de famille : les temps changent (ou pas) [3/3] - Le nom du père, de la mère, ou des deux conjoints : quand il s’agit de choisir le patronyme d’un bébé à la naissance, les traditions bougent très lentement. Des mères, séparées du père de leur enfant, nous font part de leur regret de ne pas leur avoir transmis leur nom, et des difficultés qu’elles rencontrent au quotidien.
Des copies du livret de famille, de l’acte de naissance ou du jugement d’homologation de la garde alternée : en tant que mère célibataire n’ayant pas le même nom que ses deux enfants, Mathilde, 40 ans et habitante de Colmar (Haut-Rhin), est régulièrement sommée de présenter moult justificatifs lorsqu’elle les emmène chez le médecin, les inscrit dans un club de sport, à l’école ou à la cantine, ou leur fait passer des frontières. « C’est fou d’être sans cesse obligée de prouver quelque chose d’aussi naturel et magnifique que le lien qui fait que je suis la mère de mes enfants ! », déplore-t-elle. Car à leur naissance, ses enfants - aujourd’hui neuf et 11 ans - ont reçu le nom de leur père, comme encore 78 % des bébés nés aujourd’hui, d’après l’Insee . Et ce malgré les réserves de Mathilde : « Ça m’ennuyait un peu, mais nos deux noms alsaciens étaient compliqués à prononcer. Donc accolés, ils devenaient indigestes. »
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.leprogres.fr — le contenu appartient à Le Progrès.