Espace. L'ISS en sursis : pourquoi les jours de la Station spatiale internationale sont comptés
On l’appelle le point Nemo. La zone maritime la plus isolée du monde, au cœur du Pacifique Sud, à près de 2 700 km des îles les plus proches. C’est là que devraient s’abîmer les fragments de la Station spatiale internationale (ISS) qui n’auront pas brûlé dans l’atmosphère. Quand exactement ? À l’horizon 2030 ou 2031. C’est en tout cas le calendrier retenu par la Nasa et ses partenaires occidentaux. Quant à la Russie, elle a refusé de s’engager au-delà de 2028. Les jours de l’ISS sont donc comptés. La semaine dernière, l’agence spatiale américaine a signé un contrat avec SpaceX pour le développement d’un véhicule de désorbitation - une version musclée de son vaisseau cargo Dragon, qui freinera les 450 tonnes de la station désertée pour lui faire perdre progressivement de l’altitude.
La décision était de toute manière inéluctable. Assemblée entre 1998 à 2000, l’ISS avait à l’origine été conçue pour durer 15 ans. Elle joue depuis les prolongations, mais la station vieillit et les avaries se multiplient. Les opérations de maintenance occupent une part non négligeable. Depuis 2019, des fuites et découvertes de microfissures se succèdent - au point que le 5 juin dernier, alors que les cosmonautes russes s’apprêtaient à tenter de colmater une fuite dans leur module, la Nasa avait ordonné aux quatre astronautes du Crew 12 (dont la Française Sophie Adenot ) de monter à bord de leur vaisseau et se tenir prêts à évacuer. Une première.
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