L'Estonie, élève modèle : les quatre leçons d'une méthode académique qui devrait inspirer la France
A la sortie du classement Pisa, le 8 septembre, toute l'Europe a grimacé devant son carnet de notes, établi par l'OCDE en évaluant les compétences 760 000 d'élèves de 15 ans dans le monde.
Les Scandinaves : catastrophés par l'effondrement du niveau de lecture de leurs adolescents.
Les Allemands : leurs élèves n'ont jamais été aussi mauvais en sciences comme en mathématiques.
Les Français : sans commentaire.
Toute l'Europe ? Non.
Un petit pays balte résiste encore et toujours au déclin académique : l'Estonie, 1,3 million d'habitants, se maintient au cœur du top 10 mondial scolaire dans toutes les matières.
"Les Estoniens cherchent toujours à faire mieux, donc même quand des résultats extraordinaires sont publiés, nous n'avons pas le temps de nous féliciter et préférons réfléchir aux pistes d'amélioration, soulève Eve Eisenschmidt, spécialiste de l'éducation à l'Université de Tallinn.
C'est peut-être un trait qui nous caractérise et qui explique nos bons résultats : tout le monde essaie de faire un peu mieux que la veille." L'éducation semble couler dans les veines de l'Estonie.
Le pays balte, toujours dans l'ombre menaçante de la Russie voisine, déjoue toutes les trajectoires scolaires : 6e mondial en sciences, 8e en mathématiques et en lecture ; premier pays européen sur tous les tableaux, à l'exception de la compréhension écrite (deuxième, devancé de peu par l'Irlande).
Dès le 19e siècle, son taux d'alphabétisation était trois fois supérieur aux autres provinces de l'Empire russe et son indépendance, regagnée en 1990, n'a fait qu'accentuer sa réussite éducative, dont le symbole fut la connexion à Internet de toutes les écoles estoniennes dès 2001.
Voici les clés de ce bulletin mention très bien.
1 - Mobiliser toute la société En Estonie, l'éducation ne s'arrête pas aux portes de l'école.
Près de 90 % des élèves participent à des activités éducatives "non formelles" en dehors des cours, qu'il s'agisse d'art ou de musique.
Ces loisirs éducatifs sont largement financés par les collectivités locales, mais aussi par le monde de l'entreprise.
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