INFO BFMTV. Le rapporteur public demande la restitution du titre de séjour de l'influenceur algérien Doualemn et l'annulation de son arrêté d'expulsion
Condamné pour "incitation à la violence" l'influenceur Doualemn, de son vrai nom Boualem Naman, est visé par un arrêté d'expulsion. Selon nos informations, le rapporteur public va demander l'annulation de cet arrêté ce jeudi, lors de l'examen de sa contestation au tribunal administratif de Paris. Visé par un arrêté d'expulsion daté du 14 mars 2025, l'influenceur Doualemn est assigné à résidence depuis plus d'un an, en l'absence d'accord avec le gouvernement algérien . D'après nos informations, la contestation de son arrêté d'expulsion doit être examinée ce jeudi 3 septembre par le tribunal administratif de Paris.
BFMTV a eu accès aux conclusions du rapporteur public, un magistrat indépendant qui propose des solutions aux juges lors de litiges administratifs, qui seront présentées lors de l'audience.
Ce dernier demande l'"annulation des arrêtés attaqués" et la restitution à Doualemn, Boualem Naman de son vrai nom, de son titre de séjour. Cette décision est motivée par "l'incompétence du ministre de l'époque" à prendre cet arrêté d'expulsion. Le magistrat affirme que, selon la loi, cette procédure ne relevait pas de la compétence de Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur.
Boualem Naman, agent de nettoyage de 60 ans de nationalité algérienne connu sur TikTok sous le pseudonyme "Doualemn", avait fait l'objet d'un signalement par le maire de Montpellier et par le préfet de l'Hérault pour avoir diffusé un "live" dans lequel il appelait à "donner une sévère correction" à un opposant au régime à Alger.
Lors de son jugement en première instance, en mars 2025, il avait été reconnu coupable de "provocation non suivie d'effet à commettre un crime ou un délit" et condamné à cinq mois avec sursis. Une peine confirmée en appel, en juillet dernier.
Face à la justice, Boualem Naman s'était présenté comme une "victime collatérale" des tensions entre la France et l'Algérie, réfutant être un influenceur et se défendant d'avoir incité à la violence.
Expulsé vers l'Algérie, qui avait refusé de l'accueillir sur son sol et l'avait renvoyé en France, Boualem Naman avait été placé en centre de rétention administrative en mars 2025. Il était ressorti libre après trois mois, faute d'accord trouvé avec le gouvernement algérien.
Il est depuis assigné à résidence à Montpellier. Une assignation que son avocate, Me Vanessa Edberg, conteste aussi. Sans titre de séjour, il ne peut plus travailler par ailleurs. Son avocate assure auprès de BFMTV que l'impact de cette affaire a été tel que son client a fait une tentative de suicide et un séjour en hôpital psychiatrique.
Doualemn: pourquoi l’influenceur algérien est-il visé par un arrêté d’expulsion? 3:25 L'arrêté du 14 mars 2025 était en réalité le quatrième acte ordonnant son expulsion.
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