Espagne. Pedro Sánchez nie une implication du Maroc dans la crise de Ceuta
Le Premier ministre espagnol s'est exprimé, ce jeudi, devant les députés, alors que d'importantes manifestations ont eu lieu dans le pays.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a de nouveau assuré ce jeudi devant les députés n'avoir aucune « preuve solide » d'une éventuelle implication du Maroc dans la crise migratoire de Ceuta , tout en condamnant fermement des déclarations de ministres marocains revendiquant la souveraineté sur le territoire.
Aucun service ni aucun organisme international « n'a remis au gouvernement espagnol de preuves solides que le Maroc ait planifié ou orchestré » l'afflux de migrants survenu à Ceuta fin juillet, a insisté le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez. « Si ces preuves solides existaient, nous agirions en conséquence, avec toute la fermeté que la situation exige », a poursuivi Pedro Sánchez, dont la gestion de la crise depuis un mois est vertement critiquée par l'opposition de droite et d'extrême droite, qui est de son côté persuadée que le Maroc a eu un rôle dans ce brusque afflux de migrants à Ceuta.
La question de l'éventuel rôle du Maroc dans ces incidents est au cœur des débats en Espagne depuis un mois, des interrogations encore renforcées mercredi par la fuite dans la presse d'un rapport policier pointant notamment la « permissivité » des forces de l'ordre marocaines au moment de ce brusque afflux de migrants. Mais le chef du gouvernement espagnol a également fermement condamné des déclarations du Maroc sur les territoires espagnols de Ceuta et Melilla, enclavés en Afrique du Nord.
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