Pendant que nous regardions le ciel, les satellites ont filmé l’ombre de la Lune glisser sur la Terre
Ils étaient des millions, dans la soirée du 12 août 2026, à lever les yeux vers le ciel, en direction du Soleil. Pour profiter de la fameuse éclipse solaire, bien sûr, mais aussi pour la photographier, avec parfois énormément de talent . Il n’y avait cependant pas que des objectifs terrestres braqués sur l’évènement. Des capteurs célestes étaient également sur le coup.
Depuis leur orbite, des satellites météorologiques ont ainsi capturé ce ballet spatial, avec la Lune se glissant entre la Terre et le Soleil pendant de longues minutes, avec toutefois un point de vue inversé, quoique tout aussi vertigineux. On peut en effet voir l’immense ombre de la Lune glissant à toute vitesse sur la surface de la Terre.
Ce 13 août 2026, l’Agence spatiale européenne (ESA) a notamment partagé une vidéo sur YouTube capturée par son satellite MTG-I1 (Meteosat Third Generation Imager). Posté en orbite géostationnaire à 36 000 kilomètres d’altitude, ce dernier a gardé ses instruments braqués sur l’Europe et l’Afrique du Nord. Pile là où l’éclipse se produisait.
L’animation diffusée par l’agence permet de suivre la trajectoire de l’ombre de la Lune (la bande de totalité) traversant d’abord le Groenland et l’Islande, avant d’atteindre une petite partie du nord-est du Portugal puis l’Espagne. La tache sombre finit par se fondre avec l’obscurité du crépuscule qui tombait sur l’Europe entre 20h26 et 20h34 (heure de Paris).
L’ISS s’offre un photobombing d’exception devant l’éclipse solaire La course de l’ombre vue depuis l’Amérique Bien sûr, l’ESA n’est pas la seule à avoir eu l’œil rivé sur cet alignement céleste. Outre-Atlantique, les météorologues ont aussi mobilisé leurs instruments. Le CIRA ( Cooperative Institute for Research in the Atmosphere ) s’est appuyé sur les images du satellite GOES-19 (aussi appelé GOES-East) pour immortaliser la scène avec un peu plus de recul.
Les amateurs d’espace connaissent sans doute déjà les contributions de ce satellite. Il a ainsi capté un météore traversant le ciel à 120 000 km/h , le départ de la mission Artémis II avec le décollage de la fusée SLS ( Space Launch System ) ou bien une comète transitant dans le cosmos . Le voilà maintenant à traquer l’ombre de la Lune.
Comme le détaille l’institut, et comme cela avait été anticipé, celle-ci a d’abord fait son apparition dans le nord de la Russie, fonçant à travers l’océan Arctique avant de redescendre le long de la côte est du Groenland. Elle a ensuite plongé l’Islande dans le noir, pour finalement achever sa trajectoire sur la péninsule ibérique.
Sur X, le météorologue de CNN Dakota Smith a partagé une autre boucle vidéo montrant la dynamique de cette immense tache noire survolant l’Atlantique Nord.
Il faut dire que l’évènement méritait bien d’être mitraillé sous tous les angles — y compris depuis l’ISS . C’était la première éclipse solaire totale visible dans le monde depuis la grande éclipse nord-américaine d’avril 2024.
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