Marlène Schiappa « très choquée » par le retrait de Léa Salamé du journal de 20 heures
L’ancienne ministre et élue mancelle Marlène Schiappa était l’invitée du Débat de la Grande matinale de France inter ce lundi 24 août avec l’éditorialiste Ruth Elkrief pour un débat mené par Sonia Devillers sur le thème : Une journaliste doit-elle se retirer pour la carrière politique de son mari ?
Un sujet évoqué après l’annonce du retrait de la journaliste Léa Salamé du journal de 20 heures de France 2, consécutif à la candidature à la Présidentielle de son compagnon Raphaël Glucksmann (Place publique).
Je suis très choquée et je l’étais déjà au moment des élections européennes car je considère que nous sommes en 2026 et une femme n’a pas à se mettre en retrait pour la carrière de son compagnon , a débuté Marlène Schiappa. Leur couple est de notoriété publique donc on sait très bien que l’on ne passerait pas le moindre petit écart à Léa Salamé. Il y a une forme de pénalité au couple légitime, parce qu’il y a aussi des gens qui sont en couple et qui ne le disent pas. J’aurais soutenu que Léa Salamé puisse rester à l’antenne. De surcroît, ce n’est pas faire offense à Raphaël Glucksmann que de penser que l’on ne va pas forcément parler de lui tous les jours jusqu’à l’élection, avec tout le respect que j’ai pour lui. Et je ne suis pas proche de Léa Salamé et je ne suis pas dans le parti de Raphaël Glucksmann mais je considère que c’est la liberté de l’un et de l’autre de pouvoir rester en poste. La déontologie de Léa Salamé n’a jamais été remise en question. Elle présentait le journal de 20 heures, elle aurait dû pouvoir continuer quelle que soit la carrière ou la non-carrière de son compagnon .
Ruth Elkrief, tout en disant n’avoir aucun doute sur le fait que Léa Salamé aurait fait des interviews sans complaisance, sans indulgence, sans agressivité à la fois des adversaires de Raphaël Glucksmann ou même de Raphaël Glucksmann lui-même , lui a répondu que ce n’est pas un sujet de féminisme .
Pour l’éditorialiste, c’est une question de déontologie et de confiance des électeurs, ce que dit d’ailleurs Léa Salamé . Et la journaliste d’expliquer le féminisme, c’est que lorsqu’une femme arrive à des responsabilités, un homme, s’il y a un risque de conflit d’intérêts, lui aussi se retire. C’est ce qui arrive déjà. C’est ce qui doit arriver. Je vous donne l’exemple de l’ancienne ministre des sports Roxana Maracineanu. Son mari s’est retiré de l’antenne car il était journaliste sportif .
C’est tout aussi ridicule a rétorqué Marlène Schiappa. C’est un sujet de féminisme car derrière, il y a la petite idée selon laquelle une femme serait forcément un peu corrompue par les idées de son mari, comme si le point de vue politique était quasiment sexuellement transmissible, comme si, parce qu’elle était en couple avec Raphaël Glucksmann, elle serait forcément engagée dans sa campagne .
La place des femmes a évolué dans la société ces dix dernières années a-t-elle ajouté sur son compte Facebook dans la journée. Il est temps d’en tirer les conséquences sur leur liberté de penser, de travailler, et même de s’engager dans le débat public y compris vis-à-vis de l’homme qui partage leur vie .
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