Montre-moi comment tu nages, et je te dirai qui tu es
Une journée au bord du bassin, c’est quelque chose. En été, on voit de tout. Il y a les nageurs qui font sereinement leurs 2 kilomètres sans qu’il soit question de sport ; les engagés, qui amassent au bord du bassin tout un arsenal pour souffrir davantage ; les mères qui, toutes les deux longueurs, sont attendues par un enfant qui veut une glace ; les adolescents accrochés aux lignes d’eau ; les copines enceintes, qui nagent tranquillement côte à côte en papotant ; les hommes qui encouragent des enfants à faire une longueur de plus ; les mamies qui lancent des anneaux de plongée dans l’eau ; les enfants qui sautent ; les papis qui finissent par devoir aller récupérer les anneaux au fond.
Et il y a aussi toute variété de mouvements, en matière de nage. Les uns appliquent, en pleine conscience, les techniques qu’ils ont apprises, allonger les jambes, allonger les bras, comme du yoga dans l’eau. D’autres inspirent à toute vitesse, avant de replonger la tête dans l’eau. Les rapides nagent comme en état d’ivresse, ne s’arrêtent pas au bout de la longueur, mais pivotent, avant de repartir dans l’autre sens. Il y a ceux qui respirent lentement, ceux qui font du bruit, ceux qui rêvassent, ceux qui s’amusent et qui, au milieu d’une longueur, se mettent sur le dos pour voir le ciel à trav
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