1 500 km en Renault Clio TCe 115 : moins de 20 000 € et 4,3 l/100 km, la meilleure affaire de la gamme ?
ESSAI – Reine des ventes en France, la Renault Clio condense les besoins de l’automobiliste moyen dans un gabarit compact. La dernière mouture ne déroge pas à la règle, et elle parvient à conserver un tarif correct, sans renier la tenue de route de ses devancières. Une qualité très française !
Il n'y a guère qu'en ville que la Clio essence consomme réellement plus que sa soeur hybride.
« Elle a tout d’une grande ! » Célèbre, le slogan décrit assez bien ce qu’est la Renault Clio. Une voiture au gabarit compact, capable de partir en voyage sans trembler. Une philosophie très française, puisque la France est un grand pays, comportant des villes aux rues étroites et de petits garages. En France, aussi, on n’aime pas trop se répéter. Yves Dubreil, le fameux papa de la première Twingo, estimait que là où les ingénieurs allemands peaufinaient leur copie de génération en génération, leurs homologues français préféraient repartir de zéro. Et que la Twingo n’aurait jamais pu naître en Allemagne.
Voilà pourquoi la sixième génération de Clio ne ressemble pas à sa devancière. Cette dernière, qui jouait le changement de la continuité, constitue une anomalie dans l’histoire de la petite au losange. Dessinée sous la houlette de Gilles Vidal, un transfuge de chez Peugeot depuis retourné au bercail, la nouvelle Clio n’hésite pas à choquer. Sur les premières images, elle a même largement déplu. C’est que cette muse n’est pas photogénique.
Alors que les constructeurs nous abreuvent de SUV de plus en plus gigantesques, on en oublierait que la Clio est une voiture à taille humaine. Elle est longue de 4,12 m (7 cm de plus que sa devancière, tout de même) et on peut nettoyer à la brosse son toit perché à seulement 1,45 m du sol sans décoller les semelles. La calandre, qu’on croyait immense, n’est finalement pas si proéminente… Même si ce groin reste discutable. La face arrière, qui semblait un mur sur les images, rappelle en réalité quelques Alfa Romeo des années 1990.
Bref, cette Renault affiche un tempérament joliment latin, et la lumière naturelle lui rend justice. Un détail tout de même : les bas de caisse proéminents gênent les tibias, au moment de récupérer un sac sur la banquette arrière ou d’installer un enfant dans son siège. Réalisés en tôle emboutie, ils risquent de perdre vite de leur superbe face à la profusion de potelets bas et trottoirs hauts dans nos villes et parkings souterrains…
Après un premier essai de la version hybride , il nous a fallu attendre quelques semaines avant que les versions à moteur essence n’arrivent. Avec une boîte manuelle et un trois-cylindres dépourvu d’électrification, la Clio parvient à contenir son tarif juste sous la barre des 20 000 euros. Soit 4 700 euros de moins que l’hybride à équipement équivalent, c’est une sacrée somme. Songez que cette version TCe 115 développe… 50 ch de plus que l’ancienne Clio de base ! C’est aussi à peine moins que la Clio GT d’il y a quinze ans, à l’époque considérée comme une petite sportive. A première vue, ce moteur le moins puissant de la gamme a tous les arguments pour coller aux besoins de Monsieur Tout-le-Monde (voire les excéder).
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