Nourrir l’IA avec les cadavres d’entreprises : Google pose 10 millions de dollars pour racheter les mails d’une compagnie aérienne morte
Après avoir largement puisé l’essentiel du texte public disponible sur le web, les géants de l’IA s’attaquent désormais aux entreprises en faillite pour assouvir leurs besoins massifs de données d’entraînement.
Un document judiciaire publié le 14 août 2026 révèle que Google a remporté aux enchères un actif plutôt singulier : l’intégralité des archives de communication interne de Spirit Airlines, une compagnie aérienne low-cost qui avait déposé son bilan en août 2025 avant de cesser définitivement ses vols en mai 2026.
L’objet de la transaction ? Des données internes de l’entreprise, que Google a pu acquérir pour 10 millions de dollars, devant Mercor.io, société spécialisée dans les données d’entraînement pour l’IA, qui proposait 7,5 millions.
Surfshark One à partir de 2,49€ / Mois ! Jusqu’au 7 septembre, Surfshark surclasse tous ses nouveaux clients ! La suite de cybersécurité complète + VPN débarque au prix de la formule de base, soit 2,49€ par mois seulement. VPN, antivirus, bloqueur de pub à prix mini ! Sponsorisé En profiter ! Ce que Google a acheté Le lot cédé représente l’intégralité du back-office numérique de la compagnie aérienne : environ 100 millions d’e-mails, 500 millions d’éléments issus de Microsoft Teams, 17 millions de fichiers OneDrive et 20,5 millions d’éléments SharePoint.
S’y ajoutent plus de 30 millions d’enregistrements d’appels au service client, environ 15,8 millions de sessions de chat, 600 000 tickets ServiceNow, ainsi que des données financières et opérationnelles (plus de 763 000 vols, données carburant, maintenance, équipages), et même le code source de l’entreprise, soit environ 30 millions de lignes réparties sur 516 dépôts.
Les dossiers juridiques internes de Spirit, modèles de contrats, mémos, dossiers de contentieux font aussi partie du lot.
En revanche, le contrat exclut explicitement les données considérées comme personnelles : profils passagers, programme de fidélité Free Spirit, adresses e-mail marketing, historiques de navigation ou plaintes déposées auprès du régulateur américain des transports.
Autant de données qui seront « utiles pour améliorer nos produits et modèles d’IA », selon les propres mots de Google.
L’accord impose que les données soient dépersonnalisées avant transfert, et l’entreprise américaine s’est engagée à ne pas chercher à les réassocier à des individus.
Ce type de transaction n’est pas un cas isolé. En avril dernier, le média américain Gizmodo rapportait notamment que des startups en faillite revendaient leurs archives Slack et e-mails à des sociétés d’IA pour en tirer une dernière valeur.
Zéro publicité, fonctions avancées de lecture, articles résumés par l'I.A, contenus exclusifs et plus encore.
Tout le monde n'a pas les moyens de payer pour l'information. C'est pourquoi nous maintenons notre journalisme ouvert à tous.
Mais si vous le pouvez, voici trois bonnes raisons de soutenir notre travail :
Si vous croyez en un web gratuit et à une information de qualité accessible au plus grand nombre, rejoignez Numerama+.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.numerama.com — le contenu appartient à Numerama.