ENTRETIEN. « Je ne connais personne qui n’aime pas le RC Vannes » : le Top 14, les Bleus, son avenir… Michalak se confie
De retour d’Australie après deux mois et demi passés dans le staff des Sharks de Cronulla, Frédéric Michalak (43 ans) dresse, pour Ouest-France, le premier bilan d’une expérience dans le rugby à XIII qui l’a enrichi, dans l’un des championnats les plus exigeants au monde.
Désormais sollicité par au moins une sélection étrangère en vue de la Coupe du monde en Australie (1er octobre - 13 novembre 2027), l’ancien demi d’ouverture des Bleus (77 sélections) garde des portes ouvertes pour la suite. Il évoque également les ambitions du XV de France et l’état des forces du rugby planétaire à moins d’un an du Mondial, la hiérarchie en Top 14 et commente le retour du RC Vannes dans l’élite. Entretien.
Frédéric, que retenez-vous de vos premiers mois en Australie, alors que la saison à XIII vient de s’achever ?
Pour le rugby à XIII, la NRL est LE gros championnat. C’est un peu l’équivalent du Top 14, avec des droits TV importants, plus d’équipes et surtout un statut de sport numéro un en Australie. En Nouvelle-Zélande aussi, sa popularité continue de grandir. Pour moi, après ma fin de contrat au Racing 92 en fin de saison dernière, c’était l’opportunité de me challenger et de progresser dans mon coaching. J’ai donc rejoint les Sharks début juillet. Entraîner dans une langue différente, avec un état d’esprit et un championnat différents, c’était un vrai défi. J’aime les challenges et c’est pour cela que j’ai accepté cette aventure.
Craig Fitzgibbon, le « head coach » des Sharks, m’appelait tous les deux jours quand mon aventure au Racing se terminait. Il m’a expliqué son projet et a fini par me convaincre. J’ai pris le temps de réfléchir parce que Sydney, ce n’est pas la porte à côté. Mais il m’a donné envie et je sentais que c’était le bon...
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