Refus de célébrer le mariage d'un OQTF: Bruno Retailleau cité à comparaître au procès de Robert Ménard
Cité à comparaître par le maire de Béziers, le candidat LR à l'élection présidentielle avait apporté en février 2025 son soutien à Robert Ménard. L'édile sera jugé le 30 septembre pour avoir refusé de marier une Française et un Algérien en situation irrégulière visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF). En février 2025, Bruno Retailleau avait jugé qu'"on march(ait) sur la tête". Un an et demi plus tard, c'est à la barre du tribunal judiciaire de Montpellier, en qualité de témoin, que l'ancien ministre de l'Intérieur s'exprimera sur l'affaire qui vaut à Robert Ménard d'être jugé le 30 septembre prochain , a appris BFMTV auprès de sources concordantes confirmant les informations du Figaro .
Le maire de Béziers est poursuivi pour avoir refusé le 7 juillet 2023 de célébrer l'union d'une Française de 29 ans et de son compagnon algérien de 23 ans en situation irrégulière, visé par une obligation de quitter le territoire français (OQTF).
Le couple avait porté plainte contre Robert Ménard, ce dernier soupçonnant qu'il s'agissait d'un "mariage blanc". "C'était sûrement pas un mariage blanc et je ne supporte plus d'ailleurs cette accusation, ça m'arrache le coeur à chaque fois que je vois ça", affirmait Eva à BFMTV, qui devait se marier avec Mustapha.
Bruno Retailleau "a accepté d’apporter son éclairage sur ce sujet important", a expliqué ce mardi à BFMTV l'entourage du candidat Les Républicains à l'élection présidentielle. "En tant qu’ancien ministre de l’Intérieur il sait combien les jurisprudences sur le sujet viennent percuter la volonté d’une immense majorité de Français de voir l’État faire preuve de fermeté avec les étrangers sous OQTF."
Convoqué dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC) le 18 février 2025, Robert Ménard avait rejeté le "plaider-coupable" proposé par le procureur de Montpellier, entraînant le renvoi de l'affaire devant le tribunal correctionnel. Il encourt jusqu'à cinq ans de prison et 75.000 euros d’amende.
Cité à comparaître par Robert Ménard, Bruno Retailleau avait apporté son soutien à l'édile le 16 février 2025, alors qu'il occupait la place Beauvau. "On marche sur la tête, c’est le maire, soucieux de l’ordre public qui se retrouve devant le tribunal, devant les juges, et non pas l’individu qui est entré irrégulièrement sur le territoire", avait-il fustigé sur CNews et Europe 1.
Estimant que les propos de Bruno Retailleau pourraient conforter son argumentation, Robert Ménard voulait également faire témoigner Emmanuel Macron. En mai 2025, sur TF1 et face au maire de Béziers, le président de la République avait en effet jugé sa situation "ubuesque" et le droit "mal fait". Mais selon les informations de BFMTV, le chef de l'État ne se rendra pas à Montpellier pour le procès de Robert Ménard.
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