Mobilisation lycéenne en Seine-Saint-Denis : un élève interpellé dans le bureau du proviseur, une ado arrêtée chez elle
Dans un contexte de mobilisation lycéenne marquée par les blocus, deux interpellations en Seine-Saint-Denis sont controversées, rapporte France 3 Île-de-France . La première a eu lieu jeudi 15 octobre 2026 au lycée Paul-Éluard de Saint-Denis. Un élève a été convoqué dans le bureau du proviseur où des policiers l’ont interpellé. La seconde s’est déroulée à La Courneuve. Une élève de 17 ans a été interpellée mercredi 14 octobre 2026 à son domicile vers 19 h, puis placée en garde à vue, relate Le Parisien .
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La première arrestation a suscité l’indignation des personnels de l’établissement, qui ont publié un communiqué. « Des personnels sont venus massivement s’y opposer, suscitant des réactions violentes de la part de la police, y compris des coups contre des collègues » , écrivent-ils. Sur une vidéo postée par le compte Révolution permanente, on voit les forces de l’ordre procéder à l’interpellation et le personnel crier : « Libérez nos élèves ! » Le proviseur s’est refusé à tout commentaire.
La seconde interpellation concerne une lycéenne du lycée Jacques-Brel de La Courneuve. Selon ses camarades, elle est soupçonnée d’avoir jeté des cailloux en direction d’un bâtiment. Sa mère indique qu’on lui a expliqué que sa fille avait été vue en train de faire quelque chose sur des caméras. Mohamed Awad, adjoint au maire LFI, affirme que la perquisition a été violente et que la jeune fille a été menottée sous les yeux de sa petite sœur.
Enseignants, élus et élèves se sont réunis jeudi 15 octobre 2026 devant le commissariat de La Courneuve pour exprimer leur mécontentement. Aurélien, enseignant et militant du SNES-FSU 93, souligne que cette lycéenne est une « figure du blocus » . Ses camarades rappellent qu’elle avait déjà été interpellée lundi 12 octobre 2026, mais relâchée faute d’éléments à charge.
Louise Paternoster, cosecrétaire départementale de la CGT Éduc’action 93, voit dans cette intervention à domicile une escalade destinée à faire peur aux lycéens. Son syndicat a rencontré la sous-préfète de Seine-Saint-Denis la semaine dernière, mais n’a pas obtenu les chiffres sur les gardes à vue. D’après les associations de parents d’élèves, il y en aurait déjà eu au moins 350.
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