La canicule en France a fait au moins 7 300 morts, selon un bilan encore provisoire
Avec 1 243 décès excédentaires enregistrés du 3 au 22 juillet, la deuxième vague de chaleur de l'été 2026, moins meurtrière que celle de fin juin, porte à 7 300 morts le bilan encore provisoire des victimes des fortes températures cette année, a annoncé mercredi Santé publique France. Par ailleurs, le pays a connu 52 jours de vagues de chaleur depuis mi-juin, un record alors même que l'été n'est pas terminé.
Par : FRANCE 24 La France évalue peu à peu la surmortalité consécutive aux vagues de chaleurs des derniers mois . Celle qui a duré du 3 au 22 juillet a provoqué 1 243 décès excédentaires, portant à 7 300 morts le bilan encore provisoire des victimes des fortes températures cette année, a annoncé mercredi 19 août Santé publique France.
Ce bond de la mortalité "toutes causes" confondues de 1 243 morts – qu'on ne peut pas encore imputer avec certitude à la chaleur – s'ajoute aux 5 764 décès excédentaires enregistrés du 17 au 30 juin et aux 300 morts recensées à ce jour lors du tout premier épisode caniculaire de cette année, du 24 au 28 mai, par l'agence sanitaire.
À voir aussi Canicules et sécheresse records : un été catastrophique en France et en Europe
Près de trois quarts des décès en excès "concernent les personnes âgées de 75 ans et plus", même si ces derniers ont touché "toutes les classes d'âge à partir de celle des 45 ans et plus", a précisé le ministère de la Santé.
Cet "épisode caniculaire a été moins intense mais néanmoins assez remarquable par sa durée et son étendue territoriale puisque 78 départements ont été concernés" soit près de 80 % de la population hexagonale, a précisé lors d'un point presse Sébastien Denys, directeur santé-environnement-travail au sein de SpF. "Toutes les régions ont été concernées par un excès de mortalité de toute cause, à l'exception de la Corse, dont la population a été exposée de manière moins intense à la chaleur sur la période".
La région Pays de la Loire, avec 236 décès en excès, a été la plus touchée.
Si les "décès toutes causes" ont augmenté dans tous les types de lieux, dont les établissements hospitaliers et les maisons de retraite/Ehpad, un "signal assez notable" a été observé à domicile, dit SpF.
Cette estimation se base sur "les certificats de décès qui sont remontés jusqu'à la date d'hier (mardi, NDLR) et qui comprennent environ 80 % de l'ensemble des certificats de décès qui sont remontés au cours de cette période", a indiqué Sébastien Denys.
Par ailleurs, la France métropolitaine a connu 52 jours de vagues de chaleur depuis mi-juin, un record alors même que l'été n'est pas terminé, devant les 33 jours de 2022 ou les 22 jours de l'été meurtrier de 2003, selon l'analyse par l'AFP des données de Météo-France.
En 2026, le territoire a en effet connu trois vagues de chaleur qui se sont succédé rapidement, de 14 jours en juin, 16 jours en juillet puis 22 jours depuis fin juillet, cette dernière vague n'étant pas encore officiellement terminée au 18 août.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.france24.com — le contenu appartient à France 24.