Guerre en Ukraine : Moscou dénonce l’aide britannique ; l’ONU recense 1 000 cas de violence sexuelle
La Russie a convoqué vendredi 18 septembre la chargée d’affaires par intérim du Royaume-Uni pour protester contre la poursuite par Londres de « la hausse de ses livraisons de drones et d’autres systèmes d’armement » à l’Ukraine, a indiqué la diplomatie russe.
« Il a été souligné que la ligne extrêmement conflictuelle adoptée par le Royaume-Uni sur la question ukrainienne visait manifestement à prolonger et aggraver le conflit armé à tous les égards, et ne faisait que repousser la perspective d’un règlement politique » , a indiqué dans un communiqué le ministère russe des affaires étrangères.
Plus de 1 000 cas de violences sexuelles ont été documentés depuis le début du conflit en Ukraine, a rapporté le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, qui attribue neuf cas sur dix au camp russe.
« Je suis profondément alarmé par la prévalence de ces actes odieux (…) et je crains qu’ils ne se poursuivent (…) dans le contexte de la violence incessante dont nous sommes témoins chaque jour en Ukraine » , a déploré dans un communiqué le haut-commissaire Volker Türk.
Selon un nouveau rapport – qui s’appuie sur des entretiens confidentiels menés auprès de centaines de victimes de violences commises par les deux parties, ainsi que sur des documents judiciaires et registres officiels – « 1 004 cas de violences sexuelles ont été documentés entre le 24 février 2022, date du début de l’attaque russe contre l’Ukraine » , et fin juillet.
Ce chiffre « ne représente qu’une fraction de la réalité » , a souligné Danielle Bell, cheffe de la Mission de surveillance des droits de l’homme de l’ONU en Ukraine, les enquêteurs n’ayant pu interroger qu’environ 10 % des prisonniers libérés par les deux camps et n’ayant pas eu accès aux territoires ukrainiens contrôlés par la Russie.
Le transfert des actifs en Russie de la multinationale suisse Nestlé, de la filiale russe de Auchan et de l’ex-entité de Leroy Merlin s’explique notamment par le fait que ces entreprises européennes viennent de « pays inamicaux » soutenant militairement l’Ukraine, a affirmé le Kremlin.
« Bien entendu, l’un des facteurs qui a été pris en compte pour cette décision (le transfert des actifs, NDLR) est le fait qu’il s’agit de pays inamicaux » , a affirmé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov .
« Des pays inamicaux qui sont actuellement impliqués de la manière la plus active possible dans des actions militaires contre notre pays, et qui ont pris part aux frappes menées par le régime de Kiev contre nos infrastructures civiles et économiques » , a-t-il poursuivi.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.la-croix.com — le contenu appartient à La Croix.