« Quand mon père a été licencié, on pleurait à la maison » : fils d’ouvriers, il a ouvert 17 salons de coiffure
La scène se déroule en Loire-Atlantique, au début des années 1970. Quand mon père a été licencié, tout le monde pleurait à la maison. J’avais 12 ans et j’ai vu combien il était dans le désarroi. Ce jour-là, j’ai dit : un jour, je créerai cent emplois. Fils d’ouvriers, le Sarthois Gilles Guerchet, 64 ans aujourd’hui, livre cette anecdote qui dit tout de sa volonté d’entreprendre. Pour Le Maine Libre, en ce mois d’août 2026, le coiffeur raconte comment il a ouvert 17 salons, employé quelque 140 salariés et formé des centaines d’apprentis en plus de 30 ans.
Titulaire d’un CAP coiffure obtenu à Nantes, le jeune homme a d’abord écumé le Grand Ouest pendant quatre ans, en coupant les cheveux dans une quinzaine de petits salons indépendants. En 1984, il s’installe à Alençon, dans l’Orne. C’était ma première fois dans un groupe , en l’occurrence Dessange, alors que le marché français s’ouvre aux franchises. Petit à petit, il comprend que son patron est...
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