Cyberattaques : comment les Européens tentent de contrer les vagues de piratage
Des frigos dont la température s'emballe et augmente de 50, voire 150 degrés en quelques minutes.
Ce scénario de science-fiction est devenu réalité en France et au Danemark, du 11 au 13 octobre, lorsque des hackers ont pénétré les systèmes informatiques liés à des centaines de supermarchés, provoquant des pertes alimentaires se chiffrant en millions d'euros.
Cette cyberattaque est la dernière d'une longue liste de perturbations de nos sociétés par des pirates informatiques.
La menace est parfois financière, avec des demandes de rançons, mais peut aussi servir à la déstabilisation : l'Europe est une cible privilégiée des cyberattaques russes, directement liées aux services de renseignement.
La France a été pionnière en adoptant dès 2013 le régime des opérateurs d'importance vitale, qui impose des règles de cybersécurité strictes aux infrastructures publiques.
Mais notre pays a pris du retard et se retrouve parfois démuni à l'ère de l'intelligence artificielle.
Nos voisins tentent d'avancer pour limiter la menace.
Des cibles avant tout publiques Pologne : un pays déjà en "guerre cyber" En Europe, la Pologne est le pays qui a le plus "militarisé" sa réponse aux cyberattaques.
Varsovie se décrit en "guerre cyber chaude" avec la Russie avec, d'après le ministre du Numérique, 273 000 incidents de cybersécurité enregistrés en 2025.
Le gouvernement prévoit de dépenser 1,2 milliard d'euros en 2026 pour sa défense informatique.
Fin 2025, des hackers russes ont ciblé deux centrales électriques et tenté de perturber l'ensemble du réseau polonais, faisant passer le pays "proche d'un black-out" d'après les autorités.
Estonie : la cyberdéfense, question de survie nationale En 2007, pendant trois semaines, les grandes infrastructures estoniennes (Parlement, ministères, médias, banques, etc.) ont été inondées d'attaques venant de groupes prorusses.
Depuis, Tallinn a investi massivement dans sa sécurité informatique, a développé une unité d'informaticiens volontaires pour protéger le pays et accueille le centre d'excellence de cyberdéfense de l'Otan .
L'Estonie a aussi installé au Luxembourg une "ambassade de données", un centre hautement sécurisé contenant des sauvegardes en cas d'attaque sur son territoire.
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