Rhône. Comment vont vraiment nos nappes d’eau souterraine ?
Si le dernier arrêté sécheresse en vigueur, daté du 10 août, place la majeure partie du département du Rhône (à l’ouest du fleuve) en situation de crise, c’est pour les cours d’eau. Ce jour-là, l’Est lyonnais passe en situation d’alerte renforcée, mais c’est aussi pour les eaux superficielles. Beaucoup de cours d’eau sont à sec ou bien présentent un faible débit. En revanche, en ce qui concerne les eaux souterraines, un seul territoire est considéré comme en situation d’alerte renforcée. Qu’en est-il plus précisément ?
Le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) est notamment en charge du suivi de ces nappes phréatiques qui nous alimentent, notamment en eau potable. Son dernier bulletin, publié le 10 août, dresse l’état des lieux à fin juillet. Depuis, il a très peu plu. Sur la carte du BRGM, le Rhône est plutôt orange, ce qui signifie des niveaux plus bas que les moyennes à cette époque de l’année. C’est aussi le cas de l’Isère, la Drôme et la Saône-et-Loire.
Si on regarde de plus près, le Nord et l’ouest de Lyon sont bas. En revanche, la nappe de l’Est reste autour de la normale, A Taponas, l’un de points les plus au nord, le niveau s’approche du rouge, comme en juillet 2022, septembre 2020 et octobre 2008. À Saint-Georges-de-Reneins aussi on trouve un niveau très bas. Niveau exceptionnellement faible aussi à Miribel. Il faut remonter en 2008 - excepté septembre 2018 - pour trouver une mesure similaire.
On remarque que l’ouest de Lyon est peu renseigné. « Ici il y a des massifs montagneux, dans ce contexte géologique, ce sont souvent de petites ressources locales et peu profondes […] et elles ne sont pas forcément instrumentées », explique Florian Thabuis.
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