Dette française : le scénario noir d’une tempête financière raconté de l'intérieur
Le décor ? L'Assemblée nationale et un hémicycle plein à craquer ce mardi 13 octobre 2026.
La veille, les débats sur le projet de loi de finances pour 2027 ont débuté, laissant à Sébastien Lecornu un goût de cendre au fond de la gorge.
Un concert de sifflets et de noms d'oiseaux.
Et surtout, une avalanche d'amendements, près de 4 500.
Sans doute, le locataire de Matignon aurait pu choisir un plan B, la voie de la loi spéciale, cautère provisoire pour éviter des semaines de discussions et une paralysie de l'Etat.
Mais le Premier ministre a voulu emprunter le chemin étroit de la responsabilisation des députés.
La tête dans les épaules, il monte rapidement la volée de marches qui le mène au perchoir.
Le visage fermé de son ministre de l'Economie Roland Lescure lui rappelle la situation : la guerre entre les Etats-Unis et l’Iran qui redouble d'intensité , les menaces de mobilisation en Russie, les prix de l'essence au plus haut depuis quatre ans… Il faut un budget pour la France, et vite, déclare-t-il, abattant la carte de l'article 49-3 pour abréger les débats.
Dans la foulée, La France insoumise, les communistes et les écologistes déposent une motion de censure.
Une partie de poker de 48 heures débute alors.
Le gouvernement a parié que certains socialistes rejoindraient le camp de la raison.
Mais le calendrier de la primaire bouscule tout.
Boris Vallaud, le chef des socialistes à l'Assemblée, et le patron du PS, Olivier Faure, déclarent qu'ils voteront la censure.
Le RN, en embuscade, jubile, attendant que le fruit pourri tombe tout seul.
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