Zootopie 3 confirmé, Disney continue d’essorer ses bonnes licences
Chez Disney, la créativité semble désormais entièrement dictée par les lignes d’un tableau Excel. Alors que le premier Zootopie avait été une divine surprise en 2016 grâce à son univers inventif et son sous-texte sociétal brillant, la firme aux grandes oreilles a décidé de transformer le miracle en chaîne de montage. Alors même que Zootopie 2 est déjà disponible en VOD, le studio a profité du D23 pour officialiser l’arrivée prochaine de Zootopie 3 . Le tout, juste après le second trailer d’ Avengers Doomsday . Un empressement qui tourne au ridicule et témoigne d’une frousse bleue de l’inconnu.
Pire encore, la firme a profité du même événement pour enfoncer le clou en réaffirmant le développement de La Reine des Neiges 3 . Bref, la consigne en interne est limpide : si un film a dépassé le milliard au box-office ces dix dernières années, il aura droit à autant de suites qu’il faudra pour en essorer chaque dollar.
Cette boulimie de sequels ne s’arrête pas à l’animation. La rumeur bruissait depuis des mois, mais les négociations sont cette fois bel et bien engagées : Disney tente activement de convaincre Johnny Depp de renfiler son costume du capitaine Jack Sparrow pour un nouveau Pirates des Caraïbes . Après l’avoir écarté brutalement au moment de ses déboires judiciaires, le studio ravale sa fierté et ressort le chéquier pour sauver une franchise à l’arrêt depuis près d’une décennie.
Cette stratégie de la perfusion permanente pose un problème fondamental. En transformant chaque succès original en franchise tentaculaire, Disney épuise ce qui faisait la magie de ses œuvres :
Ce cynisme industriel risque fort de se retourner contre son auteur. En alignant Zootopie 3 , La Reine des Neiges 3 et un énième Pirates des Caraïbes , Disney envoie un signal catastrophique : le studio n’a plus rien de neuf à raconter.
À force de presser ses rares pépites jusqu’à la dernière goutte, la firme ne produit plus d’émerveillement, mais de la lassitude. Il fut un temps où Disney créait les classiques de demain. Aujourd’hui, l’entreprise se contente de gérer son patrimoine en espérant que le public ne réalise pas trop vite que les cartes sont truquées.
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