"Il s’est occupé de tout pendant quarante ans" : entreprises familiales, comment succéder à un père omniscient ?
Piloter une entreprise n'a rien d'évident.
Mais quand celle-ci a été fondée par un père doté de tous les talents, l'équation se corse.
Voilà le défi que Tiphaine de Pélichy, 35 ans, a accepté de relever chez Turboself, une PME familiale orléanaise de 17 millions d’euros de chiffre d’affaires et 120 salariés qui conçoit des bornes pour gérer les flux d’élèves dans les cantines scolaires, et les logiciels qui vont avec.
Un marché de niche dont elle s’arroge aujourd’hui la part du lion en France, en équipant 70 % des collèges et lycées publics du pays.
Invitée au BIG*, la grand-messe des entrepreneurs organisée par Bpifrance qui se tient le 8 octobre à l’Accor Arena de Paris, la jeune femme, aujourd’hui directrice associée, viendra disserter sur le thème du culot - le fil rouge de cette édition.
Le culot de prendre la suite... d’un polymathe.
"Mon père, Jean, était ingénieur chez Alcatel lorsqu’il a eu cette idée de business, en 1986, après une discussion avec le gestionnaire d’un établissement, raconte-t-elle.
Un an plus tard, il a posé sa démission pour créer l’entreprise, où il s’est occupé de tout pendant près de quarante ans : le développement industriel et informatique, bien sûr, mais aussi la stratégie commerciale, le management, le juridique – il corrigeait ses avocats dans les dossiers sociaux parce qu’il est, par ailleurs, passionné de droit.
A la pause-café, il vous parle du dernier grand auteur, ou du Coran, qu’il a lu le week-end.
Et pas plus tard que la semaine dernière, il a débarqué dans mon bureau un matin pour m’expliquer comment fonctionnent les particules dans le soleil..." Après des études de marketing, Tiphaine de Pélichy s'imaginait plutôt faire carrière à Paris, comme actrice.
Elle travaille finalement une dizaine d’années dans la pub puis revient à Orléans fonder une famille et se décide à rejoindre l’aventure Turboself en 2024, au côté de son frère aîné Quentin – leurs deux sœurs, également associées, ont suivi d’autres voies, l’une est député, l’autre médecin.
A la peur d’échouer et de ne pas se révéler à la hauteur de l'héritage paternel, elle trouve un autre moteur, positif : "le désir de réussir".
"S’il me manque certaines compétences, je fais en sorte de m’entourer de personnes qui les ont.
Mon père a prévu de quitter la gérance en juillet 2028, pour ses 70 ans.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.lexpress.fr — le contenu appartient à L'Express.