"Tatouage numérique" : Bruxelles impose un filigrane invisible pour repérer les contenus générés par intelligence artificielle
Le texte était peut-être de vous, peut-être de Claude : Bruxelles veut désormais que la machine puisse le dire.
Depuis le 2 août, les fournisseurs de modèles d’intelligence artificielle générative les plus avancés doivent s’assurer que leurs utilisateurs européens savent qu’ils interagissent avec une IA et que les contenus produits soient identifiables comme tels.
Jusqu’ici, les grands acteurs du secteur promettaient déjà de mieux signaler l’origine de leurs créations.
La nouveauté tient donc au caractère obligatoire de la mesure.
Anthropic a été l’un des premiers à détailler sa réponse.
L’entreprise américaine annonce que les modèles de Claude lancés depuis le 2 août intégreront dans leurs textes un filigrane invisible.
Rien ne s’affiche à l’écran, rien ne change à la lecture, mais la marque est intégrée au texte lui-même et doit survivre au copier-coller.
Le paragraphe peut donc voyager, mais l'information de son origine IA aussi.
Le filigrane ne dit pas tout Le dispositif présente cependant une limite assez importante : il ne dira pas nécessairement qui a écrit le texte.
Un article rédigé par un humain puis corrigé, traduit ou résumé par Claude pourra porter le filigrane.
À l’inverse, un passage trop court ou fortement réécrit peut ne plus le contenir.
Anthropic le reconnaît lui-même : le marquage permettra surtout d’indiquer qu’un contenu est passé par la machine, pas qu’elle en est l’auteur.
La nuance devrait décevoir ceux, professeurs ou autres, qui espéraient déjà régler le cas des dissertations en quelques secondes.
Le procédé sera peu utile, à lui seul, pour confondre un étudiant ou authentifier un document.
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