"On lâche trop de trucs" : le budget 2027, l'épineuse mission à l'ombre de la présidentielle
La coupe est pleine.
En cet hiver 2025, ce fidèle d’Emmanuel Macron bout intérieurement.
Tant de concessions ont été accordées au Parti socialiste pour acheter sa clémence lors de l’examen du budget.
Suspendue, la réforme des retraites d’Elisabeth Borne ! Augmentée, la prime d’activité ! Notre homme s’en ouvre à Sébastien Lecornu.
"On lâche trop de trucs.
Cela aura des conséquences pour 2027." Comment un candidat du bloc central pourra-t-il se présenter en garant du sérieux budgétaire après tant d’offrandes ? Il ajoute : "Et ce candidat pourrait être toi !" Candidat, il ne l’est pas (encore).
Le Premier ministre s’attellera cet automne à faire avaler le dernier budget du mandat d’Emmanuel Macron à cette Assemblée nationale sans majorité.
Le texte sera présenté le 30 septembre en Conseil des ministres.
La tâche s’annonce ardue, à quelques mois de l’élection présidentielle.
L’élection reine favorise les promesses de grand soir - ou les postures de rigueur - quand l’exécutif espère réduire le déficit à moins de 5 % du PIB, un objectif en baisse au regard du contexte politique.
Chaque actualité ou mouvement social peut nourrir les doléances des partis soucieux d'être en phase avec l'opinion publique.
Il est permis de penser que les oppositions demanderont une hausse significative des moyens de la sécurité civile, alors que les pompiers appellent à manifester le 29 septembre.
"Il va y avoir une tentation forte pour les candidats à la présidentielle en 2027 de faire l'autruche sur ces questions, anticipe un ministre.
Avec l’idée de mettre la poussière sous le tapis et de s’occuper ensuite des arbitrages budgétaires lourds à faire." La mise en garde de Lecornu Le gouvernement mise justement sur l’élection présidentielle pour contraindre les oppositions au compromis.
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