"Il faudra encore me supporter": après sa démission refusée en juillet, Monique Barbut planche sur un moyen de financer l'adaptation au changement climatique
Dans un entretien à Libération, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut est revenue sur sa démission avortée, l'adaptation de la France au dérèglement climatique, ainsi que la santé environnementale des Français. "Il faudra encore me supporter": après sa démission refusée , la ministre de la Transition écologique Monique Barbut se voit rester au gouvernement et réfléchit à financer l'adaptation au changement climatique via "l'épargne des Français", dans un entretien à Libération publié dimanche 16 août.
Après avoir annoncé sa démission en juillet pour protester contre l'adoption de la loi d'urgence agricole, Monique Barbut était finalement restée au gouvernement, assurant avoir obtenu des "garanties" sur des sujets lui tenant à cœur, comme l'adaptation au changement climatique.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu l'avait chargée fin juillet de lui présenter d'ici octobre de nouvelles mesures pour "accélérer" la mise en œuvre du Plan national d'adaptation au changement climatique .
Elle revient aussi sur le cadmium , métal lourd toxique présent dans l'environnement et l'alimentation, pour lequel le gouvernement prépare un décret organisant la baisse dans les engrais phosphatés.
Une baisse plus rapide que celle qu'envisageait le ministère de l'Agriculture en mai, à "40mg/kg en 2030" et "20mg/kg" d'ici 2038.
Entre débat sur les pesticides et psychodrame ministériel, la loi d’urgence agricole peut-elle sortir le secteur de la crise ? 18:31 La ministre ne juge enfin "pas surprenantes" les conclusions du Conseil constitutionnel , qui a validé vendredi la quasi-totalité de la loi d'urgence agricole, tout en saluant des clarifications "utiles".
Ainsi l'absence de décision de l'Anses , dans le délai de deux mois prévu pour une demande de dérogation à l'utilisation de l'insecticide acétamipride, vaut décision de refus.
"Je veillerai à ce qu'aucune pression ne soit exercée sur l'Anses pour tenir des délais qui ne seraient pas compatibles avec les exigences d'une expertise scientifique rigoureuse", affirme Monique Barbut.
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