Marvel’s Wolverine: dans les coulisses de l’adaptation en jeu vidéo d’un "héros plus vulnérable que brutal"
Un héros malgré lui. C’est ainsi que les équipes d’Insomniac Games décrivent leur prochaine tête d’affiche, à quelques semaines de son apparition en exclusivité sur PS5. Pourtant, Wolverine est loin d’être l’incarnation du héros Marvel "gentil", embarqué bien malgré lui dans de drôles de péripéties pour sauver le monde d’un grand danger. Lui, il est plutôt là pour défendre les mutants, ses congénères menacés de disparition par le Dr. Trask, avec toute la rage possible.
"Wolverine est un personnage qui ne se considère pas comme un héros, mais qui n’est pas là non plus seulement pour faire ce qui est juste", résume auprès de BFM Tech Marcus Smith, directeur créatif de Marvel's Wolverine . Il insiste aussi sur le fait que celui-ci "ne prend aucun plaisir à la violence." Et Mike Daly, le directeur du jeu, de souligner que Wolverine est entraîné dans tout ça "à cause de son sens du devoir et de la justice".
Ainsi est né chez Insomniac Games un jeu conçu autour d’un personnage à la psychologie complexe, alliée à une efficacité absolue. Un contraste véritable pour un studio américain que l’on connaissait plutôt adepte des héros familiaux bienveillants.
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Car Insomniac Games s’est surtout fait connaître avec de "gentils héros" comme Spyro , le dragon violet, Ratchet & Clank, les deux robots sauveurs de l’univers, ou encore, le plus célèbre d’entre eux, Spider-Man , l’homme-araignée qui lui a définitivement donné ses lettres de noblesse. C’en serait presque un virage à 180° avec ce prochain Marvel Wolverine attendu pour le 15 septembre, un jeu plus mature - par sa classification M, équivalent de notre PEGI 18 -, plus noir et brutal, mais non dénué d’une certaine introspection narrative et d’une quête de soi qui en font un héros au fort potentiel.
Mike Daly et Marcus Smith reconnaissent d’ailleurs que le choix de Wolverine comme héros de leur prochain jeu a été motivé par la popularité du personnage, son code moral de défense des opprimés, des valeurs auxquelles le studio s'identifiait, mais aussi par le potentiel de gameplay rafraîchissant qu’il pouvait offrir. "De nombreux membres du studio étaient fans et excités à l’idée de relever ce défi", confie Mike Daly. L'entente avec Marvel étant bonne depuis Spider-Man , il ne restait plus qu'à discuter pour avoir les droits. La motivation du studio a été la clé.
Logan le jour, Wolverine en version justicier, est finalement un être comme les autres, mais sous les traits d’un mutant doté de griffes acérées. "C’est un personnage qui traverse une douleur physique et émotionnelle énorme, mais qui se relève toujours et continue malgré tout", explique Mike Daly. Un personnage qui brille par sa violence, sa souffrance et un passé douloureux, mais qui donne la base essentielle "à l’empathie qu’il doit susciter" chez les joueurs.
Ces derniers vont donc se retrouver face à une palette d’émotions qui se retranscrit bien dans le jeu, manette en main.
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