Laurence Beldowski : "Les droits des femmes, oui, mais commençons par les droits des filles"
En décembre 2011, l'Assemblée générale des Nations unies a déclaré le 11 octobre Journée internationale de la fille.
Son but : reconnaître les droits des filles.
Une association, Capital Filles, propose de modifier son appellation en journée internationale des "droits" des filles, comme il existe une journée internationale des droits des femmes .
Une manière d'alerter sur les inégalités qui subsistent toujours dans notre société.
Spécialisée dans le mentorat et l'accompagnement de jeunes filles des quartiers prioritaires de la ville et du monde rural, Capital Filles entend œuvrer pour l'égalité des chances.
En plein mouvement lycéen , l'association attire l'attention sur le manque d'inscriptions féminines dans des cursus scientifiques.
D'après une étude publiée en février 2026 par la Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), les filles étaient encore "particulièrement sous-représentées" en sciences de l'ingénieur ou sciences informatiques et numériques à la rentrée 2025.
Entretien avec Laurence Beldowski, directrice générale de Capital Filles.
L'Express : Pourquoi demander une journée internationale des droits des filles, alors qu’il existe déjà une journée internationale des droits des femmes en mars ? Laurence Beldowski : Officiellement, le 11 octobre est "la journée des filles".
Lorsque cette journée a été créée, l’intention originelle de l’ONU et de l’UNESCO portait sur les droits des filles, leur construction et leur place dans la société.
Or l’appellation "journée de la fille" est presque péjorative aujourd’hui.
En France, nous avons la journée internationale des chaussettes, de la raclette… et de la fille.
Le sens de la journée pourrait être mal interprété, alors que l’intention première était tout autre.
Cette journée devrait se fonder sur les droits, non simplement sur l'attention portée aux filles.
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