7 à 9 °C de moins : des voiles d’ombrage testés dans une rue de Paris, après les vagues de chaleur de cet été
À Paris, les canicules de l’été 2026 ont été particulièrement difficiles à vivre – et particulièrement meurtrières. Pour faire face aux vagues de chaleur, qui ne vont que se multiplier et s’intensifier avec le changement climatique, la Ville a lancé une expérimentation : des voiles d’ombrage dans les rues, rapporte Le Parisien .
Deux voiles ont été installés dans le XIX e arrondissement de la capitale, dans une « rue aux écoles » fermée à la circulation et où deux établissements scolaires se font face. En journée, le soleil y tape sans aucune zone d’ombre ou arbre pour se protéger. « Je revois les parents recroquevillés sur eux-mêmes à attendre la sonnerie » en juin, se souvient un père de famille auprès du journal francilien.
Lire aussi : CARTE. Dans votre ville, combien de fois a-t-il déjà fait aussi chaud qu’aujourd’hui un 15 octobre ?
Le nouveau maire (PS) Emmanuel Grégoire a dévoilé récemment un plan d’adaptation de Paris aux fortes chaleurs. L’installation de cent voiles d’ombrage au printemps 2027 dans les rues les plus exposées au soleil figure parmi les mesures. D’autres initiatives sont déjà en cours, mais ne porteront leurs fruits qu’à plus long terme.
Ces voiles d’ombrage pourraient faire baisser la température dans la rue de 7 à 9 °C. Elles se substituent ainsi aux arbres en apportant de l’ombre sans empêcher le passage de l’air et du vent. Le dispositif sera testé pendant sept semaines, puis ajusté si nécessaire. Le déploiement de ces voiles du printemps à l’automne représente un budget d’environ 1,5 million d’euros.
Sur son site Internet , la Ville de Paris indique qu’il s’agit d’une « expérimentation inédite en France » . L’installation de voiles d’ombrage dans l’espace public n’aurait pas été rendue possible jusqu’à présent en raison des contraintes liées à la sécurité incendie. Un travail a été mené avec la Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) en ce sens.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.ouest-france.fr — le contenu appartient à Ouest-France.