Ce quartier authentique des Sables-d’Olonne offre une autre vision de la station balnéaire
À bord de la navette maritime, la traversée ne dure que quelques minutes. Mais à peine le pied posé à La Chaume, le dépaysement est immédiat. On est toujours aux « Sables », et pourtant ailleurs. À lire aussi : EN IMAGES. Dans les années 1950, la ville des Sables-d’Olonne entame sa mue Il suffit de s’attabler pour un café à l’Étoile de Mer pour s’en convaincre : ici, les touristes ne sont pas majoritaires, et l’on goûte à une véritable ambiance de bistrot de village. Longtemps séparé, physiquement comme mentalement, du reste de la ville, ce territoire conserve encore aujourd’hui une identité forte.
À l’origine, La Chaume appartenait à l’ancienne « île Vertime » , à une époque où les marais d’Olonne étaient largement envahis par la mer. Son rattachement officiel aux Sables-d’Olonne remonte à 1753-1754, par arrêté royal. Mais dans les esprits, les Chaumois ont longtemps cultivé une forme d’indépendance.
À lire aussi : TÉMOIGNAGE. À 15 ans, Moïsette a connu l’âge d’or des conserveries, « une ambiance formidable »
Pendant des siècles, le quartier a vécu au rythme de la pêche. Baleiniers, morutiers, sardiniers… Des générations de marins ont façonné l’âme du lieu. Jusqu’aux années 1970-1980, La Chaume conserve une forte identité ouvrière liée à la pêche et aux conserveries. Aujourd’hui encore, cet héritage maritime est palpable, notamment dans ses ruelles étroites, pensées pour se protéger du vent.
La Chaume, c’est aussi un patrimoine d’exception. Le Prieuré Saint-Nicolas en est sans doute le symbole le plus emblématique. Édifié au XI e siècle, selon la légende par un marin rescapé d’un naufrage, il est dédié à saint Nicolas, patron des pêcheurs. Transformé par la suite en fort militaire, il veille toujours sur l’entrée du chenal, ses canons tournés vers l’océan. Il constitue aujourd’hui un haut lieu culturel et touristique.
5News a agrégé ce résumé depuis le flux public du média. L'article complet, avec tout le contexte, est sur www.ouest-france.fr — le contenu appartient à Ouest-France.