France: le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, visé par une enquête pour détournement de fonds publics
En France, Bally Bagayoko est visé par une enquête pour détournement de fonds publics. Au début du mois, un article du Canard enchaîné affirmait que le maire de Saint Denis, devenu une figure du parti La France insoumise, avait cumulé pendant une période deux fonctions à temps plein, à l'hôtel de ville et à la RATP. « Cette enquête vise à vérifier les conditions d’emploi de Bally Bagayoko », précise le parquet. Bally Bagayoko se dit serein sur l’issue de l’affaire et les Insoumis font tous bloc derrière l’élu.
Bally Bagayoko est visé par une enquête pour détournement de fonds publics du parquet national financier (PNF), qui cherche à vérifier dans quelles conditions le maire LFI de Saint-Denis a pu être employé à la RATP tout en exerçant ses fonctions d'élu local. Elle a été ouverte le 19 août pour « détournement de fonds publics, recel et concussion », après des articles de presse, parus notamment dans le Canard enchaîné , puis la réception de plaintes de l'association AC!! Anti-corruption.
L'association anti-corruption, dont l'ancien juge Éric Halphen est président d'honneur, a déposé deux plaintes : la première, s'appuyant sur un article du Canard enchaîné , visait notamment Bally Bagayoko. L'hebdomadaire évoquait le fait « qu'avant de conquérir la mairie de Saint-Denis, Bally Bagayoko avait longtemps cumulé mandat local et poste de cadre à la RATP ». Il évoquait un recrutement en 2000, et un cumul avec des fonctions d'adjoint au maire, auxquelles s'est ajoutée un temps celle de vice-président du conseil départemental.
Cette plainte a été suivie d'une deuxième, mi-août, s'appuyant sur des articles de Mediapart et de Marianne, et dénonçant l'existence présumée « d 'un système organisé et structuré d'emplois fictifs et non d'actes isolés » pour des « élus parisiens et franciliens à la RATP, de tout bord politique ». Ces élus auraient ainsi « été rémunérés par la RATP pour des postes sans activité réelle, parfois sans présence, parfois sans fiche de poste identifiable », selon la plainte.
« Ça dégonflera comme à chaque fois », explique par téléphone un député insoumis qui voit là une nouvelle démonstration de la « cabale politique » orchestrée contre La France insoumise (LFI). Depuis la publication de l’article du Canard enchainé , les Insoumis sont sur cette même ligne : Bally Bagayoko n’a rien à se reprocher. C’est l’équipe perdante de la mairie de Saint-Denis qui essaie « de créer des histoires ».
Cette nouvelle affaire est en tout cas l’occasion de ressortir une certaine rengaine antisystème. Jean-Luc Mélenchon dénonce ainsi la « caste » et les « suprémacistes médiatiques ». Le coordinateur de La France insoumise, Manuel Bompard, lui a apporté à Bally Bagayoko son « soutien total » dans un post sur X dénonçant une « cabale » visant l'édile de Saint-Denis.
Le député Aurélien Taché, lui, met en cause directement l’indépendance du parquet national financier qui prend cette décision alors que la présidentielle approche.
Depuis le début, Bally Bagayoko dénonce des accusations absurdes.
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