Justice. « Je suis révolté » : la plainte d'Arnaud Denis pour son implant anti-hernie classée sans suite
Info EBRA. La plainte du comédien Arnaud Denis, victime d'un implant anti-hernie, a été classée sans suite. L'artiste de 43 ans, qui souffre le martyre depuis la pose de son implant, va « bientôt » se faire euthanisier en Belgique.
« On piétine sur le peu qui reste de moi » : la plainte déposée en janvier 2026 par le comédien Arnaud Denis, dans le cadre du scandale des prothèses anti-hernie, a été classée sans suite « pour infraction insuffisamement caractérisée », annonce Arnaud Denis ce vendredi au groupe EBRA, dont fait partie votre journal.
Le 5 janvier 2026, le dramaturge de 43 ans, qui devrait « bientôt » se faire euthanasier en Belgique , a déposé plainte contre X pour blessures involontaires auprès parquet de Paris à la suite de graves complications médicales survenues après la pose d'un implant anti-hernie en 2023. Le comédien, comme des centaines de patients, tient pour responsable cette prothèse en polypropylène - qu'il s'est depuis fait retirer - de la détérioration inéxorable de son état de santé.
« Je n'attendais rien hélas. Je suis révolté et désabusé, mais je n'ai plus d'énergie pour combattre », réagit Arnaud Denis auprès du groupe EBRA. « C'est comme si on me marchait sur la figure. On piétine sur le peu qui reste de moi. »
« Les analyses effectuées n'ont pas permis de déterminer l'origine des effets indésirables. Si la chronologie et un raisonnement par élimination permet d'estimer qu'un lien est possible entre vos symptômes et l'implantation du dispositif médical, l'absence de lien de causalité certain établi sur des bases scientifiques empêche de rechercher une infraction pénale tant concernant le fabricant de la prothèse que les médecins ayant prescrit et posé ce dispositif », indique le parquet de Paris dans un courrier adressé le 31 août à Arnaud Denis, que nous avons pu consulter.
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